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Vampires 



Vampires, de Vincent Lannoo, fait partie de ces rares films à petit budget, qui illustrent avec brio ce que veut dire cinéma conjugué à l'humour belge, totalement décalé. Noté 7/10 sur le site américain IMDB, ce petit ovni cinématographique ne s'adresse pourtant pas à tous les publics. Vampires joue sur les ficelles à la base de "C'est arrivé près de chez vous", un pari audaciaux forçant la comparaison, mais pari heureusement réussi. Ce pseudo-documentaire suit le parcours d'une famille de vampires installée confortablement en Belgique, profitant du système, lequel est d'ailleurs passablement égratigné par l'humour corrosif qui marque le film, mais qui, une fois les éclats de rire passés, poussera nombre de spectateurs à la réflexion sur notre propre société. Le long-métrage ne se veut pourtant aucunement moralisateur, mais joue sur les clichés, nombreux en cette période où les vampires ont la côte au cinéma, pour le meilleur, mais souvent pour le pire, comme l'illustre lourdement la saga Twilight.

Est-ce le fait qu'une partie du film se déroule dans les rue de Montréal, jouant ici aussi sur les images d'Epinal, version québécoise, qui a conduit à la présentation du film au festival Fantasia 2010, tenu en juillet dans la métropole? Peut-être. La réaction du public illustre en tout cas la bonne réception du film, qui atteint ses objectifs par rapport au public visé. Le prétexte pour extrader cette famille un peu bourgeoise, mais surtout décalé, est certes un peu facile, néanmoins le second degré qui baigne l'oeuvre conduit le sepctateur à adhérer au scénario, source de nouvelles situations comiques. La Belgique francophone et le Canada français ont décidément un sens de l'autodérision commun, malgré les esprits chagrins rencontrés ci et là.

La société de production Left Field Ventures propose une brève fiche sur ce film à la distribution trop limitée. Si vous avez la chance de visionner ce petit bijou cinématographique, qui vous poussera à exhiber vos canines sous l'effet de poussées jubilatoires, foncez.


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Folie de l'atome 

Les nations ont parfois un peu trop d'atomes crochus avec certaines découvertes explosives,... mais souvent, il aurait été préférable de jouer les électrons libres plutôt que de suivre le mouvement. L'atome, invisible à l'oeil nu, et pourtant à l'origine d'une source d'énergie les plus prodigieuses, si mal exploitée...

65 ans après Hiroshima et Nagasaki, il est intéressant de se retourner et de constater combien la folie humaine a été grande au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Une vidéo, simple, résume les essais atomiques de 1945 à 1998. Oeuvre de l'artiste japonais Isao HASHIMOTO, sans fioritures, sans longs discours, elle vous plonge dans le délire planétaire qui fut nôtre, et qui pourrait bien recommencer un jour.

A voir.

A méditer.


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Des lois désarmées 

Nouvelle fusillade. 12 morts. 3 blessés dans un état critique. Que fait donc le gouvernement pour empêcher l'accès aux armes aux irresponsables? Se cache-t-il encore derière le second amendement ou la NRA? A mais, attendez... mince, ce n'est pas aux USA, mais en Angleterre, où la législation est une des plus sévère au monde. Les armes de poing sont totalement interdites, même pour les tireurs olympiques. Quant aux armes longues, on n'en est pas loin, comme le prouve cette page sur le site de la BBC.

Les biens pensants se trouvent bien dépourvu, vu que d'ordinaire, après pareil massacre, ils viennent à réclamer des lois plus sévères sur la possession d'armes, sans regarder les facteurs qui ont conduit à pareille tragédie. Dans l'épisode sanglant qui vient d'avoir lieu, cette réponse simpliste ne tient plus. Il faut chercher ailleurs les raisons qui poussent certains à commettre des massacres. Nous touchons ici à l'environnement socio-économique au complet, qui réussit à certains, dont s'accomode la plupart, mais qui détruit aussi d'autres vies. Constat plus difficile à poser, qui nécessite des réponses plus complètes, mais plus complexes.

Il est intéressant aussi de constater qu'en termes d'homicides, le Royaume-Uni est comparable à ses voisins, et que la législation sur les armes n'a finalement qu'un très faible impact (si tant est qu'il existe) sur le taux de criminalité. Comme nous le rappelle CNN, il s'agit de la troisième tuerie d'envergure au Royaume-Uni, ce qui place à mal ce pays face à ses voisins européens, en particulier à la lumière du macabre rappel fait par Montreal's Gazette.

Ce triste événement, heureusement isolé, nous rappelle dès lors que des lois strictes ne sont finalement qu'une réponse peu adaptée aux problèmes que les gens rencontrent. A l'heure où le débat sur le registre des armes longues est réouvert au Canada, il est peut-être temps de se demander si nous souhaitons une société du contrôle, en prenant en question les coûts associés, où si nous préférons investir l'argent ailleurs, en particulier l'éducation et la santé. Question de priorité, ou de bonne conscience?
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On a retrouvé des pans entiers de l'univers... 

Les termes astrophysiques sont souvent obscurs, surtout quand on entend parler de matière noire, que l'on ne parvient à observer, mais qui permet d'expliquer plusieurs phénomènes, et d'énergie noire. Je ne suis pas physicien, mais je ne peux cacher que mes rares lectures de vulgarisation me laissemt dubitatif, face à une physique qui déploie des théories mathématiques tentaculaires, disposant de nombre de constantes ad hoc qui permettent de les ajuster aux observations, mais avec à l'heure actuelle, un pouvoir prédictif assez limité. Certes, elles ont des prédictions, et sont de ce fait testables, mais nombres d'observations contradictoires peuvent être accomodées en ajustant l'une ou l'autre constante. Peu satisfaisant. L'exemple même de ce type de théorie est la théorie des cordes. Le problème, c'est qu'il n'y a pour l'heure pas, ou peu, d'alternatives crédibles, ni de réfutations. Par conséquent, il faut les considérer, mais résisteront-elles? Certains fondateurs sont convaincus de la justesse de cette approche, tellement qu'ils me font douter. Ce sentiment s'est en particulier développé avec la lecture du livre de Leonard Susskind, "Cosmic Landscape, et j'abonderai dans le sens de la remarque de Corey S. Powell dans le New York times:
He allows remarkably little doubt about string theory considering that it has, as yet, not a whit of observational support. "As much as I would very much like to balance things by explaining the opposing side, I simply can't find that other side," he writes in his concluding chapter.
Georges Ellis va plus loin dans sa critique publiée dans Nature. La cosmologie peut-elle se fonder uniquement dans la théorisation en espérant que les observations, qui suivent un chemin bien plus lent, les conforteront? Einstein avait craint de se mettre au ban de la société scientifique en spéculant sur la cosmologie sans bénéficier de support observationnel, indiquant de la sorte que l'expérience de pensée peut précéder l'observation. Mais quand l'expérience de pensée ne permet plus l'observation, n'entre-t-on pas dans des les limites de la théorisation?

Les observations restent au contraire primordiales pour n'importe quelle science (même les mathématiques, où l'objet est une construction mathématique non théorisée, même si cet objet est souvent lui-même le fruit d'une autre théorie). Discovery News relate aujourd'hui que nombre de galaxies existantes ont échappé à l'observation, dans des proportions allant jusqu'à 90% dans certaines régions distantes. Bref, une quantité significative de la matière manquante était bien là, observable,... juste cachée. Les tenants de la matière noire nous le disent immédiatement: ce n'est pas la fin de cette matière mystérieuse. Certes, cette découverte ne permet pas de palier aux problèmes observationnelles comme la rotation des galaxies. Néanmoins, elle permet au moins de supposer que le rôle de la matière noire a été surestimé, en supposant que cette matière existe. Auparavant, les scientifiques pensait que l'univers étaient baigné dans un fluide, l'éther, ce que la relativité restreinte réfuta en proposant une interprétation plus porteuse. La matière noire subira-t-elle le même sort? Peut-être pas, mais il reste que son existence reste à date hypothétique, même si de nombreuses recherches sont menées pour la détecter de manière indirecte. Avec des résultats divers, invalidant parfois des théories alternatives (ce qui est déjà un résultat important), mais sans confirmation ni réfutation absolue à date. De sorte que la matière noire (de même que l'énergie noire) me semble encore souvent relever d'un acte de foi: certains y croient, d'autres pas. Je n'aime pas les actes de foi, alors,... je doute, l'acceptant à défaut de voir les physiciens proposer mieux, mais sans conviction, tel Saint Thomas. Et constate que des physiciens aussi doutent: http://prl.aps.org/abstract/PRL/v101/i13/e131302.

Les nouvelles observations offrent aussi du grain à moudre aux opposants du Big-Bang, lequel n'est il y est vrai qu'une singularité mathématique, et les observations, incomplètes, offrent à interprétation, même si on ne peut nier qu'une certaine lecture abonde en son sens. Reste que les phases d'accélération-décélération (et l'intervention de l'énergie noire), mal expliquées restent dérangeantes à mes yeux. Des théories alternatives voient d'ailleurs le jour, par exemple sous la plume de Paul Steinhardt et Neil Turok, dans un article publié dans Science. Plus radical, Jayant V. Narlikar est partisan d'un univers stable, et dénonce les erreurs observationnelles, par exemple sur le redshift. A défaut de valider ses propos, les récentes observations lui donnent au moins du crédit.

La morale de l'histoire, si le terme peut s'employer, est que nous ne sommes qu'aux balbutiement de notre compréhension du monde, et que si la science a permis de forts progrès, il convient d'éviter toute position dogmatique, ce qui ne veut pas dire non plus accepter tout et n'importe quoi. Notre vision du monde va très certainement changer radicalement dans le siècle qui vient, et après. Dans quel sens, c'est vouloir spéculer dangereusement que de s'avancer. S'il convient de balayer d'un revers de la main les délires pseudo-scientifiques, l'intelligent design en tête, nous devons néanmoins éviter que notre enthousiasme pour telle ou telle théorie nous aveugle, et rester ouverts à la possibilité que notre compréhension est à même de radicalement changer.



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Linux ou GNU/Lunux? 

Le débat Linux - GNU/Linux existe depuis des années, mais je refuse catégoriquement de parler de GNU/Linux, pour plusieurs raisons:
1. c'est plus cours de dire Linux; d'ailleurs, sinon, pourquoi ne pas dire GNU/Linux/X (car X est le serveur graphique, indépendamment du window manager)?;
2. le noyau est le coeur du système, et si Linux suis les normes Unix, c'est un système propore, vaguement dérivé de Minix; Linux est vraiment le coeur du système;
3. la plupart des outils GNU ne sont que des clones de ce qui se fait dans le monde Unix, et parfois, pas terribles; pour avoir regardé plus en détail la fonction random de la librairie standard GNU, je peux affirmer que la page man ne correspond pas avec ce qui est écrit, et que l'approche est du bidouillage, ce qui fait qu'il n'est pas étonnant qu'elle ne passe pas les tests statistiques pour évaluer un générateur;
4. le terme logiciel libre vient de Stallman, mais pas l'idée; le premier logiciel sous licence libre est TeX, de Knuth, véritable dieu en informatique (Stallman est très très loin derrière);
5. le projet GNU n'a adopté Linux que parce que Hurd ne fonctionnait pas (et ne fonctionnera probablement jamais correctement); il y a eu de fortes réticences initiales à l'adoption de Linux, et du coup, je trouve un peu déplacé d'insister pour mettre le mot GNU quant on parle de Linux, alors que Torvalds a juste réussi là ou Stallman a échoué;
6. GNU est intrinsèquement lié à la GPL, dont le caractère viral est "mal", conduisant à des absurdités: deux codes libres ne peuvent être combinés car sous licences incompatibles (voir par exemple les problèmes de licences rencontrés par Apache, pourtant un pilier de l'open-source);
7. la liberté de choix l'emporte sur le côté ouvert du code; ma définition de liberté ne rejoint pas celle de Stallman, qui a un relent dictatorial.

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