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Stranger at home 

Belgium is my born place, all my family is here. That's why I am here right now. But I do not feel at home when I come back in Bastogne. I just exchanged some emails with a Belgian friend who now lives in Moscow. It is interessing that the feeling is a bit the same. We are now somewhat strangers in Belgium, even if it is a bit difficult to explain why. Anyway, I cannot deny I am from here, where I was educated. All my childhood, I have mainly seen this small city, well anchored in its traditions, its lifestyle, that modernity does not completely affect. But I have seen too many things, too many cultures, to feel comfortable with such a society where diversity is absent. No Asian, no Blacks, sometimes someone from Turkey (but we will not see them a lot). White culture, with some parts of Christian religion and a cloudy sky over a land that still means a lot to many people. A very small cinema and some pubs, with nearly no change, even in names, since 20 years. The city is evolving, of course, especially in the surroundings. Some efforts are made to improve quality of life, but I cannot reject this feeling that something is outside time, outside the world. A closed society, while there is so many things to discover. Some faces in the street are unfamiliar, but as I was in administration, always the same persons (who knows me, so that I have to recognize that I have an easy access here to various things), always the same routines... A tourism looking to the second world war... A year is going of its end, but when I am here, I have the impression to fall in an intemporal cycle, while so many things have changed in my life these last 5 years... That's perhaps why I am uncomfortable here now, but perhaps I will feel the beed to come back at the end of my life... coz I could find again my starting point, and close the lifetime cycle.
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Meilleurs voeux! 


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Je me souviendrai. 

Je croyais que les délires politiques belges, entre les nazillons flamingants au nord et les fossoyeurs de l'esprit d'initiative au sud était un symbole de la stupidité partisane que le pouvoir engendre parfois. L'égo politique a mené à une situation proche du ridicule en Belgique, mais alors que des élections sont sur le point de se déclencher au Québec sur fond de campagne terne - è la décharge de l'électeur, lassé déjà des campagnes à répétition, il faut reconnaître qu'il est difficile de donner le moindre crédit aux promesses en tout genre qui émanent de toutes les formations en présence dans la Belle Province -, voici que les deux formations de gauches fédérales au Canada se lient aux indépendantistes du Bloc Québécois pour renverser le gouvernement conservateur fraîchement élu, et qui avait remporté presque la moitié des voix au Canada. Il est vrai que la répartitions par provinces est assez inégale, l'ouest canadien était plus conservateur et l'est plus libéral. Une attitude qui peut se comprendre par l'isolement et l'oubli régulier des provinces situés du côté du Pacifique de la part d'Ottawa, et qui risquent de se revigorer par ce mini coup d'état, certes légal, mais qui fait fi des résultats des urnes, avec un premier ministre potentiel qui était en déroute, son parti ayant enregistré un des plus mauvais résultats de son histoire. J'ai l'impression d'assister à une mauvaise farce belge, mais j'ai beau me frotter les yeux, les faits sont là. Et risque à terme de profondément diviser le Canada, en particulier suivant l'axe est-ouest. En ces temps difficiles, est-ce vraiment ce dont les Canadiens ont besoin. Je dis Canadiens dans leur ensemble, et non un ou l'autre petit groupe qui ne songe qu'à ses intérêts immédiats, mais ce faisant, finira par se suicider économiquement et culturellement.

J'aime beaucoup de choses au Canada, mais la soif individuelle du pouvoir au détriment de l'intérêt commun est flagrant dans le chef de trop de politiciens, et alors que je fête mes deux ans de présence à Montréal, je suis déjà tanné de ces jeux politiques de série B. La crédibilité des dirigeants canadiens devient pratiquement inexistante à mes yeux. Dès que faire se pourra, je postulerai néanmoins à la nationalité canadienne, afin de pouvoir exprimer mon opinion, et accessoirement subir moins de tracas lors de mes passages aux USA (surtout en vertu du nouveau programme qui se mettra en route en janvier prochain). Mais il est certain que je n'accepterai pas forcément les décisions prises par le gouvernement de coalition qui va probablement s'installer, vu l'absence de légitimité de celui-ci et le détournement des prioriétés du pays alors que la crise économique commence à toucher le territoire canadien. Les décisions du gouvernement doivent être raisonnées et en accord avec les désirs et besoin du peuple. Sans quoi, elles devraient demeurer caduques, même si au Canada, et Québec en particulier, on dénonce souvent, mais on plie sans chercher à améliorer les choses. Je me souviens dit le slogan. Et bien je me souviendrai oui. Je me souviendrai du BQ qui veut désintégrer le Canada en oubliant les francophones d'Ontario et du Nouveau Brunswinck. Je me souviendrai du NPD et de ses positions gauchistes qui frisent la démagogie. Je me souviendrai du Parti Libéral et de la trahison politique qu'il met en place, en portant au poste de premier ministre un homme qui n'a même plus la confiance des militants de son parti, par une procédure proche du coup d'état. Je me souviendrai aussi qu'au Québec, trop nombreux sont ceux qui ne peuvent voir au delà des intérêts immédiats, en se refermant sur eux-mêmes, attitude qui a terme nuira au français en Amérique du Nord et minera le niveau de vie des Québécois.

Oui, je me souviendrai.
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Mise à jour 

Certains (mais probablement peu) auront peut-être remarqué un début de relookage du site. Vu qu'il était presque à l'abandon, incompatible avec IE, et avec des rubriques dépassées, sans compter une gestion devenue délicate en raison d'outils vieillissant alors que le web évolue sans cesse, le voici un peu remis à neuf. Le blog prend la place de 'Une', et les autres rubriques reviendront petit à petit, en vérifiant le code HTML sous-jacent, mais en oubliant la gestion bilingue, trop lourde par rapport au temps dont je dispose, et peu utile vu la vocation de ce site. Néanmoins, j'espère ainsi proposer un contenu plus attrayant et utile dans l'avenir. D'ici là, je vous invite néanmoins à délaisser IE car il est impossible de vérifier le bon comportements de site sur ce pseudo-navigateur tant qu'il ne satisfera pas les standards du W3C (World Wide Web Consortium), et qu'aucune version ne sera disponible sur Mac OS X ou Linux. La tâche de vérification est pénible, et frustrante quand seul IE lit n'importe comment un site qui respecte les standard internationaux, aussi jusqu'à nouvel ordre, aucune garantie de bon fonctionnement du site ne sera fournie sur ce système. Utilisez plutôt Firefox (open-source!), voire Opera ou Safari...
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Je me souviens... 

Telle est la devise du Québec, qui résogne étrangement comme se termine cette journée du 11 novembre, placée sous le signe du coquelicot. 90 années déjà que l'armistice était signée à Compienne, mettant offciellement fin à la première guerre mondiale, boucherie de tranchées, comme la guerre s'embourbait et l'ère industrielle annoncait l'avènement des moyens de destruction massive, depuis les obus en passant par les premières armes chimiques. Mais depuis, qu'avons-nous appris? La deuxième guerre mondiale, si elle fit moins de morts parmis la jeunesse envoyée au front, déplaça le champ d'horreur dans le milieu civil. Certes, depuis, aucun conflit n'a pris l'envergure mondiale qui a caractérisée ces deux conflits, mais à l'heure où se sont terminées les élections américaines qui nous ont rappelées côté américain la peur du terrorisme, apogée du glissement des luttes armées vers les armées irrégulières et les peuples pris au pièges, comment ne pas ressentir un certain malaise en réalisant que finalement, peu a changé. Et encore aujourd'hui, combien de jeunes hommes et femmes tombent suite à des idéaux de protection des innocents, ou simplement par goût de l'aventure, ou bien même pour lutter contre la désoeuvrement qui accompagne souvent la pauvreté. Combien de vie gâchées pour quelque volonté imbécile de domination, d'appropriation, d'orgueil mal placé? Le monde continuera sa route, et si la technologie modifie les formes, quand le fond sera-t-il changé?

Pour conclure, un petit détour sur le coquelicot, arboré au Canada en mémoire des soldats disparus, quelque soit la guerre considére, symbole peu présent en Europe, en particulier en Belgique alors que l'origine de ce symbole est flamande. La réponse suivante est tirée de Radio-Canada:

Le coquelicot est un symbole international à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre. Son origine est aussi internationale. Un écrivain fut le premier à établir un rapport entre le coquelicot et les champs de batailles durant les guerres napoléoniennes du début du 19e siècle. Il remarqua que les champs qui étaient nus avant le combat se couvraient de fleurs rouge sang après la bataille. Avant la première guerre peu de coquelicots poussaient en Flandres. Durant les terribles bombardements de cette guerre, les terrains crayeux devinrent riches en poussières de chaux favorisant ainsi la venue des coquelicots. La guerre finie, la chaux fut rapidement absorbée et les coquelicots disparurent de nouveau. Le Lieutenant-Colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, établit le même rapport entre le coquelicot et les champs de batailles et écrivit son célèbre poème In Flanders Fields (Dans les champs des Flandres). Le coquelicot devint rapidement le symbole des soldats morts au combat.


In Flanders fields
John Mc Crae, 1915


In Flanders fields the poppies blow
Between the crosses, row on row,
That mark our place; and in the sky
The larks, still bravely singing, fly
Scarce heard amid the guns below.
We are the Dead. Short days ago
We lived, felt dawn, saw sunset glow,
Loved, and were loved, and now we lie
In Flanders fields.
Take up our quarrel with the foe:
To you from failing hands we throw
The torch; be yours to hold it high.
If ye break faith with us who die
We shall not sleep, though poppies grow
In Flanders fields.

Il existe aussi une version en français écrite par le Canadien Jean Pariseau:

Au champ d’honneur

Au champ d’honneur, les coquelicots
Sont parsemés de lot en lot
Auprès des croix; et dans l’espace
Les alouettes devenues lasses
Mêlent leurs chants au sifflement
Des obusiers.
Nous sommes morts,
Nous qui songions la veille encor’
À nos parents, à nos amis,
C’est nous qui reposons ici,
Au champ d’honneur.
À vous jeunes désabusés,
À vous de porter l’oriflamme
Et de garder au fond de l’âme
Le goût de vivre en liberté.
Acceptez le défi, sinon
Les coquelicots se faneront
Au champ d’honneur.

Si vous aimez la poésie, bien que dans le cas présent ils s'agissent de textes difficiles, je vous invite à lire un texte de ma composition, rédigé en 2003: Crépuscule.

Et signe s'il en est que la poésie le 11 novembre ne touche pas que la "grande guerre", écoutez la complainte du Sgt McKenzie, qui servi de musique au film We were soliders.



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