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Ah ces ciboles de compagnies aériennes.  

Philadelphie, un 24 décembre dont je me souviendrai. Le soleil est pourtant resplendissant et les degrés supplémentaires qu'affiche le compteur en comparaison de ce que j'ai connu ce mois de décembre à Montréal ne sont pas désagréables. Pourtant, il semble que la météo ait été plus capricieuse hier soir, retardant mon vol Burlington-Philadelphia, mais surtout me faisant manquer ma connexion pour Bruxelles. Résultat des courses, une nuit d'hôtel en partie à ma charge, et un réveillon de Noël qui aura lieu pour moi dans un avion alors qu'on m'attendait pour les traditionnelles retrouvailles familiales, façon ardennaise.

Mais pour la compagnie aérienne, guère de volontés de faire un effort commercial, car la faute est imputable à la météo, non à sa responsabilité. Soit, ce n'est pas tout à fait faux, mais tout de même, les vols Burlington-Philadelphia fonctionnaient, avec du retard, point. Quid donc de l'organisation d'une compagnie qui sait que les vols sont chargés en cette période de fêtes?

J'introduirai une réclamation auprès de la compagnie, sans néanmoins grand espoir de la voir aboutir. J'ajoute aussi U.S. Airways dans ma liste noire aérienne, en me demandant quelle compagnie reste dans la liste blanche. Ceci dit, en cas de problèmes, j'ai déjà connu meilleure prise en charge (notamment par KLM, bien que les nombreuses grèves de Paris me font éviter son partenaire Air-France). Si la réclamation n'aboutit à rien, je ne manquerai pas de faire leur publicité négative... et tant pis si les vols sont moins chers. A quoi sert-il de sauver sur le ticket si on n'arrive pas à bon port?
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(Traditionnels) voeux. 


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Réaction à un article paru dans Le Vif sur la loi belge des armes à feu. 

Article décevant, car manquant totalement de pondération.

Il est risible de lire "Grip, qui fait partie du nouveau Conseil consultatif des armes, est un organisme sérieux dont le discours est nuancé.", alors qu'on lit dans la brochure de présentation "En éclairant citoyens et décideurs sur des problèmes souvent complexes – les questions de défense et de sécurité –, nous souhaitons contribuer à la diminution des tensions internationales et tendre vers un monde moins armé et plus sûr. Plus précisément, par notre action, nous travaillons en faveur de la prévention des conflits, du désarmement et de l’amélioration de la maîtrise des armements." Où est la neutralité nécessaire à la bonne compréhension du problème? N'est-on pas d'avantage en présence d'un autre lobby?

Si on se tourne vers d'autres organismes, on trouve des réponses bien plus nuancées. De manière générale, les criminologues n'ont pas constatés de lien direct entre la criminalité et les lois sur les armes (voir notamment les travaux de Marc Ouimet au Québec). On se penchera aussi sur les travaux du Small Arms Survey, dont le rapport de 2004, notamment, abondait dans le monde (lire en particulier le chapitre 6). L'exemple québécois du registre des armes à feu a montré l'absurdité d'un système d'enregistrement poussé à l'extrême, ce qui a coûté des millions à la collectivités, pour un résultat global en terme de sécurité nul.

Par conséquent, malgré les belles paroles, notamment de monsieur Berkol, on observe en pratique que de telles mesures ne vont pas au-delà de l'effet d'annonce, et que le problème de la sécurité ne se traite pas sans regarder en profondeur les causes de la criminalité, et non leurs seules expressions. Sans quoi, on ferait comme un médecin qui se contenterait des donner des aspirines a un patient atteint de méningite pour calmer ses maux de têtes.
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L'évolution du français au Québec 

Dans un précédent billet, je dénonçais la manière dont les chiffres statistiques sont parfois détournés à des fins politiques, en l'occurence ici les véléités nationalistes québécoise. Le Français serait en perte de vitesse: la proportion de Québécois qui possèdent le français comme langue maternelle diminue.

Or, sur la page de Statistiques Canada, on constate que même la langue française pénètre de plus en plus les foyers allophones, le français étant majoritaire à ce jeu.

Plus généralement, de plus en plus de Canadiens anglophones sont bilingues.

Dans ces conditions, peut-on raisonnablement croire que le repli sur soir identitaire et nationaliste serait la meilleure solution pour sauvegarder le français? L'ouverture n'est-elle pas plus payante?
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La semaine infernale (version québécoise) 

Il fallait s’y attendre, suite aux derniers chiffres de statistiques Canada, certains esprits s’échauffent et les craintes réapparaissent, donnant lieu è toutes sortes de déclarations, sans que l'on sache vraiment ce qu'il faut faire. Reste pourtant à les décrypter et à ne pas tomber dans les raccourcis péquistes faciles.

Premier point. La chute est surtout traduite par l’utilisation de chiffres sur la langue maternelle. A ce jeu, le français ET l’anglais perdent du terrain, mais occultent les immigrants qui possèdent pourtant une des langues. Ainsi, au Québec, l’immigration nord-africaine pousse la francophonie, mais le français n’étant pas la langue maternelle, les chiffres publiés sont plus alarmistes que la réalité du terrain.

Le parti Québécois rebondit pourtant sur ces données pour remettre en avant son projet de loi 195 (sur l'identité québécoise) et 196 (création d'une constitution québécoise).

Il est vrai que si on veut inciter au Québec les gens à apprendre le français, il faut leur en donner les moyens, mais aussi voir l’intérêt pour eux à le faire. Cet intérêt ne se crée pas par décret, mais par le contexte économique et culturel. Or la situation économique du Québec n’est pas la meilleure au Canada, et ce n’est pas un projet d’identité québécoise qui réglera ce problème d’un coup de baguette magique. De plus, peut-on imposer une identité par une loi ? L’identité n’est-elle pas la résultante des gens qui composent la population, et face a l’étendue du Québec, est-il raisonnable de parler d’identité québécoise? On peut déjà rire des oppositions de principes entre Montréal et Québec, mais que dire du mode de vie sur l’Ile de Montréal face à Gaspé? Sans parler de la question de citoyenneté québécoise... Un immigrant francophone vient au Québec pour la facilité de la langue et l’ouverture que le Québec représente en Amérique du Nord, et au Canada en particulier. Mais le Québec n’est qu’une province, il n’y a pas de sens à parler de citoyenneté, autre que la citoyenneté canadienne. Dans ce contexte, le projet du PQ risque fort de décourager les candidats à l’immigration, et vu le problème de natalité que rencontre le Québec, à terme, un tel projet risque surtout à accélérer le déclin du français en Amérique du Nord.

Le Québec n’est pas un pays, juste une province. S’il le devienait, il cesserait de bénéficier du système de péréquation et s’appauvrira. De là, l’immigration choisie organisée par le gouvernement québécois, et qui favorise fortement les francophones, risque fort de ralentir, car l’intérêt d’émigrer serait nettement moindre pour les candidats intéressants. Déjà dans la situation actuelle, on en voit pas mal quitter le Québec pour partir plus à l’ouest (bref du côté anglophone)... Un Québec indépendant signifierait aussi l’isolement des autres communautés francophones canadiennes, du côté d’Ottawa mais surtout au Nouveau Brunswick. Cet isolement risque d’accentuer le déclin du français dans ses régions et de là, l’affaiblissement du Québec, et donc une situation linguistique encore plus intenable. Voyons les choses en face: les structures d’accueil, l’allègement de certaines lourdeurs administratives, les perspectives économiques, la reconnaissance des diplômes (pourquoi par exemple un diplôme d’infirmier/ère européen est-il insuffisant pour exercer au Québec par exemple ?), sont eux à revoir... Aux Québécois aussi d’organiser plus de liens et d’échanges avec les autres francophones canadiens. Le Canada français n’est pas réduit au Québec, et unis, les francophones pourraient mieux peser dans la balance. A eux aussi de revoir l’éducation en favorisant le bilinguisme anglais/français, en n’oubliant qu’un francophone bilingue aura toujours plus d’impact en réclamant des droits sur sa langue qu’un francophone unilingue.

Le projet d’identité québécoise est perçu surtout comme un repli sur soi, de nature à décourager l’immigration, y compris francophone, pourtant nécessaire face au problème démographique bien présent, et renforcé par l’immigration dans les provinces anglophones. De même, le désir d’indépendance est un désir émotionnel, mais non viable, qui diviserait les francophones d’Amérique du Nord et ruinerait le Québec, rendant son assimilation d’autant plus facile pour les anglophones, car la suprématie économique et scientifique est souvent un, sinon l’élément majeure dans l’imposition d’une langue. C’est déjà le cas aujourd’hui, l’anglais est devenu un outil important dans nombre de profession, et le repli sur soi ne changera rien à ce constat.

Le problème de la sauvegarde de la francophonie est un vrai problème, mais à plus d’un titre, je considère le projet péquiste comme une solution contre-productive.
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