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Voyages, voyages... 

Après de longs mois de silence (mais ai-je manqué à quelque lecteur?), je reviens tapoter quelques instants mon clavier (ah il est loin le temps de la plume), pour combler le vide de ce site. Comme à l'accoutumée, c'est au gré de mes voyages que je trouve quelques instants pour exprimer des pensées lourdes de fatigue. Toutefois, je ne commenterai pas cette fois-ci les avions (le dernier ayant été pris il y a une semaine moins un jour déjà), mais les trains, puisque c'est assis dans le TGV Paris-Charleville Mézieres que je rédige ce billet. Train qui ne fut pas simple à attraper tant le service de métro parisien reste pénible d'usage, surtout quand on ne dispose pas de billet sur soi, et qu'il faut faire la queue pour s'en procurer un (mais qu'est-ce que je foutrais avec un carnet de billets de métro parisien moi? Euh ok, il doit m'en rester un dans un tiroir à Montréal...). Voilà un beau sujet de simulation à proposer à mes étudiants du cours de simulation, d'autant que leur examen intra se tiendra ce lundi. Mais je digresse déjà (enfin, cela vous surprend-t-il?). Soit, retard TGV Paris-Rennes, file pour acheter le billet, ligne 4 perdue loin du quai de gare (quand on parvient seulement à lire le plan et les indications murales, qui pour le non-initié ressemble vite à du Picasso - même le Tube de Londre est d'une clarté sans nom à côté!)... Il s'en est fallu de peu que je rate ma correspondance (ce qui est certes devenu une habitude dans les aéroports américains, mais moins dans les gares... bon il est vrai que prendre le train en Amérique du Nord n'est guère monnaie courante, pour user d'un joyeux euphémisme, surtout en cette période de crise financière). Je me dois de remercier deux charmantes jeunes françaises, probablement parisiennes à en juger leur accent, qui m'ont sauvé en me donnant les 20 cents qui me manquaient pour acheter ce damné ticket de métro, le distributeur ayant de sérieux problèmes, et en particulier refusant les cartes de banque. Sans elles, je serais probablement à cette heure-ci pogné à Paris, où certes je peux contacter des amis pour être hébergé et vider ma rage en vidant surtout quelques bières, mais il est ô combien plus agréable de pouvoir employer le billet SNCF acheté il y a une semaine déjà, et à partir de là, de pouvoir honorer ses engagements.

De Rennes (mais que faisais-je à Rennes certains me demanderont? Collaboration de travail, une de plus...), me voici donc parti sur la Belgique (ayant un "taxi" qui devrait m'accueillir sur le quai, si tout se passe comme prévu) pour assister à un mariage (non, pas le mien,... il est probable qu'il faille encore attendre de nombreuses années pour me voir une alliance au doigts, pour autant que cela n'arrive...). Fin de semaine chargée donc, avant de repartir sur Rennes achever ma visite de collaboration, et repartir poursuivre mon cours à Montréal. Semaine normale donc (enfin, non tout de même, il ne faut pas exagérer; ce mois fut tout de même particulièrement mouvementé). Et au final un blogue qui, après de longs mois, reçoit une entrée d'importance mineure, excepté pour remercier deux charmantes inconnues...
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Si... 

Quelques symptômes indiquant que vous prenez trop souvent l'avion.

1. Vous avez plus de cartes de miles que de cartes de crédit.
2. Vous connaissez mieux les compagnies composant les groupes Skyteam et Star Alliance que les employés au sol.
3. Votre librairie préférée est située dans un aéroport.
4. Chaque compagnie aérienne vous a donné un coupon de réduction au moins une fois.
5. Vous dépensez mensuellement d'avantage en stationnement aéroportuaire que pour faire le plein d'essence, et ce même quand le prix pétrole flambe.
6. Vous n'avez aucune difficulté pour dormir dans un avion.
7. Le passage de l'heure d'hiver à l'heure d'été ne provoque aucune désynchronisation de votre organisme.
8. Vous devez changer votre passeport avant terme, car il n'y a plus de place pour d'autres cachets.
9. Rencontrer un ami aux portes d'embarquement ne vous surprend plus.
10. Vous mangez plus souvent dans un restaurant d'aéroport qu'en ville.
11. Vous avez achevé la lecture de vos cinq derniers livres en vol.
12. Vous choisissez la compagnie aérienne en fonction du plateau repas qui sera servi.
13. Vous êtes un cinéphile averti. Pourtant, vous n'êtes plus entré dans un cinéma depuis au moins 5 ans.
14. Vous lisez ce message en attendant de pouvoir embarquer.
!5. Vous avez déjà passé le réveillon de Noël en vol.

Ecrit initialement au John Fitzgerald Kennedy Airport, le 22 avril 2008. Etendu depuis...
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Winning the cultural war 

Quelques jours après la commémoration de l'assassinat de Martin Luther King Jr, c'est un acteur symbole qui est parti, en l'occurence Charlton Heston. Lui qui a marché pour les droits civiques aux côtés de King, a soutenu Kennedy, a vu son image pâlir dans l'indécente caricature proposée par Moore, face à un Heston entre deux rémissions, la maladie mettant à terre un personnage à la stature autrefois athlétique.

Ses engagements politiques peuvent poser parfois question, car il est libre à chacun de ne pas partager les mêmes opinions; il faut toutefois lui reconnaître d'avoir eu le courage d'assumer ses prises de position, ne cédant pas au courant populaire, où les prestations des célébrités relèvent plus d'avantage campagnes d'image. Cet authenticité se rélève dans un discours prononcé en 1999, à l'encontre du "politiquement correct".
Winning the cultural war
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A vous de voir...
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J'aime pas Olivier Martinez - ou lier n'est pas jouer 

Une décision de justice fait trembler la blogosphère, condamnant un blogueur assigné par l'acteur Olivier Martinez (vous le connaissiez? - moi non plus) pour atteinte à la vie privée, le blogueur ayant diffusé des informations sur sa vie privée à l'aide d'un aggrégateur de nouvelles de type internet.

La décision de justice est tombé le 27 mars en France (oui soi-disant le pays des droits de l'homme qui veut nous imposer son exception culturelle). Plutôt que de commenter moi-même le jugement, je donnerai la parole à l'accusé (source: Fuzz):

Le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné le 27 Mars 2008 Bloobox.net, "éditeur" de Fuzz, à 1000 Euros de dommages et intérêts et 1500 Euros de participation aux frais de procédure pour atteinte à la vie privée de l'acteur Olivier Martinez.

Le tribunal a estimé que la société BLOOBOX NET opérait un choix éditorial au sein du FUZZ.FR lui donnant par la même la qualité d’éditeur au sens de l’article 6.III.1 de la loi pour la confiance dans l’économie numérique.

Pour rappel, le site FUZZ.FR (hors ligne aujourd’hui), créé par Eric Dupin fin 2005 était construit sur la modèle du célèbre site http://digg.com . Le contenu était intégralement proposé par les internautes. Les votes des mêmes internautes permettaient de faire « remonter l’information » en première page du site. L’information ayant donné lieu au litige visait un couple de vedettes et avait été postée sans grand succès dans la catégorie « people » du site. C’est ce dernier argument qui semble avoir été décisif aux yeux du Tribunal qui a estimé que la création d’une telle rubrique constituait un choix éditorial.

Ce type de site n’est en aucun cas un blog mais se rapproche plus d’un forum automatisé ou d’un Dailymotion voire d’un moteur de recherche tel que google. Ce faisant, BLOOBOX NET n’a aucun contrôle sur ce qui est diffusé sur le site FUZZ ce qui fait d’elle un simple prestataire technique en théorie.

Le Tribunal vient donc par ce jugement, de restreindre grandement la définition d’hébergeur technique. L’intégralité des sites proposant aux internautes de communiquer entre eux de manière publique doivent mesurer les conséquences de cette décision. La mise en place d’un contrôle humain a priori, de l’ensemble des informations, commentaires, réactions des internautes, semble être pour l’heure la mesure la plus sage à adopter.

Néanmoins, ce choix du Tribunal est porteur de nombreuses contradictions qui risquent d’insufler un climat de peur et d’insécurité néfaste à toute l’économie d’internet ainsi qu’à sa liberté d’expression.

Aucune décision n’a été prise quant aux suites que la société BLOOBOX NET donnera dans cette affaire.

Plus de détails bientôt sur cette décision qui fera date, ici ou sur Presse-citron en saisissant le mot Fuzz dans le champ de recherche en haut de page ou en cliquant sur la catégorie Fuzz dans le menu à droite de la page

(NB : le blog Presse-citron reçoit actuellement un nombre important de visites et il se peut qu'il soit indisponible ou très lent au moment où vous cliquerez sur ce liens. Dans ce cas vous pouvez essayer de nouveau dans quelques minutes)


A vous de juger, mais vous pouvez également écouter l'interview-débat sur France Inter (merci à Presse citron - en cas de suppression, une copie du fichier mp3 a été réalisée).

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Deux départs vers les étoiles 

De ce carnet noir, encore, je voudrais retourner le noir du ciel nocturne, émaillé par les étoiles, les comètes,... pour peu que la pollution lumineuse nous les laisse encore distinguer.

Les deux noms que je souhaite évoquer dans ce billet ont pas mal de choses en commun, même s'ils étaient différemment connu du grand public. Le premier est Arthur C. Clarke, qui nous quitté le 19 mars 2008, mais demeure un incontournable de la culture geek en science-fiction, tant son oeuvre a été vaste, riche, et construire sur des bases physiques bien plus sérieuses que la plupart de ce que nous pouvons généralement découvrir. Les cinéphiles devront se rappeler qu'il est à l'origine du scénario de 2001, et pour ceux qui ont détesté le film (je n'ai pas honte d'avouer que c'est mon cas), le livre est autrement plus passionnant. Les astronomes amateurs lui attribueront le concept d'orbite géostationnaire (pour être plus précis, le principe fut d'abord énoncé par Herman Potočnik, mais Clarke évoquer la possibilité de profiter de ce fait pour placer des satellites, 12 ans avant le lancement de Spoutnik!), et d'ailleurs, on parle aussi d'orbite de Clarke pour désigner l'orbite géostationnaire. Auteur de génie, visionnaire, il manquera dans le paysage de la science-fiction, tant peu d'auteurs parviennent à se hisser à sa cheville. Les rêveurs le chercheront dans la ceinture d'astéroïde, puisqu'un de ces caillous lui a été attribué: 4923 Clarke.

Ils pourront en profiter pour regarder aussi du côté de 6122 Henrard, nommé en l'honneur de Jacques Henrard, décédé peu après, le 21 mars. Il était aussi écrivain, à sa manière, puisque ces écrits n'étaient guère mis à la portée du grand public, mais traînaient dans des publications scientifique traitant de mécanique céleste. Professeur désordonné, mais néanmoins effrayant de par ses talents de chercheur, il était aussi un exemple de bon humeur, et aura marqué ma vie d'étudiant et de chercheur, alors qu'il dirigait le département de mathématiques à Namur.

Deux noms, deux parcours différents, mais quand je tourne les yeux vers les étoiles, il m'est difficile de les dissocier.
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