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Est-il raisonnable de faire du calcul scientifique avec les outils GNU? 

La question se pose quand on ouvre le code. Ainsi, la fonction random de la glibc représente l'exemple à éviter en génération de nombres aléatoires.

1. Le générateur commence par inialiser un tableau de 34 nombres sur le principe du générateur Standard Minimal:

x_0 = s; x_i = 16807 * x_(i-1) mod (2^31 - 1) (pour i = 1,..., 30);

2. x_i = x_(i-31) (pour i = 31,..., 33).

Pour i plus grand ou égal à 34, l’algorithme suit l’algorithme de Lagged-Fibonacci, avec m = 2^31: x_i = (x_(i-3) + x_(i-31)) mod 2^31.

Enfin, la fonction ignore les 344 premiers nombres et supprime le bit de poids faible: o_i = x_(i+344) >> 1.
En conclusion, on observe que le générateur résume ce qu’il convient de ne pas faire:
1. le générateur Standard Minimal est dépassé;
2. les vecteurs x_i, x_(i+28), x_(i+31) sont contenus dans deux plans;
3. la linéarité n’est pas complètement supprimée en enlevant le bit de poids faible, vu que pour i supérieur ou égal à 34,

o_i = o_(i-31) + o_(i-3) mod 2^31 ou o_i = o_(i-31) + o_(i-3) + 1 mod 2^31,

et on conserve la majeure partie des inconvénients liés à m = 2^(31), sachant le choix d'une puissance de deux pour m est à proscrire.
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Du .be au .net 

Le blog était mort, ou presque... sa version .be est en tout cas vouée à disparaître au profit d'un .net, plus neutre, international, et surtout sur une machine destinée à hébergée d'autres projets, principalement professionnels. Je ne prétend pas que la fréquence de mise à jour du blog sera meilleure, et ce d'autant que le temps fait de plus en plus cruellement défaut. Ainsi va la vie... mais du moins si le site risque d'être un peu plus lent vu l'hébergement choisi, il y aura dorénavement bien plus de possibilités, et donc à terme, le site devrait au moins devenir plus riche! A suivre donc, enfin j'espère...
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Bon anniversaire Charles Darwin 

200 ans déjà nous séparent de la naissance d'un homme qui continue à attiser les passions. Son crime? Avoir poussé la réflexion trop loin, et faire vaciller les convictions de fondamentalistes, principalement religieux, issus des trois grands monothéistes. Pourtant, 200 ans plus tard, et 150 ans après la publication de sa thèse, les indices s'accumulent en faveur de ses idées. Qui est-il? Charles Darwin, un nom que personne, ou presque n'ignore. Son oeuvre? Les bases de la théorie de l'évolution.

Certes, de nombreux ajustements ont été depuis apportés pour refléter les avances scientifiques, mais les principes de base demeurent, et il ne fait plus guère de doute que les espèces évoluent, se transforment, s'adaptent. Bien que ceci ne réponde pas à la question initiale de la vie sur Terre (et probablement ailleurs), il n'est plus possible de considérer comme véridiques les mythes créationnistes tels que donnés par certains textes dits sacrés, et la place de l'homme a été ébranlée. L'homme moderne n'est probablement qu'un état temporaire, et il faut s'attendre à de profonds changement dans les millions d'années qui sont devont nous. Certes, les avancées techniques concourent aussi à fausser le jeu naturel, mais croire aujourd'hui que nous sommes le stade final de quelque programme ne repose que sur une argumentation faible, creuse.

Au-delà de l'avancée scientifique, c'est aussi un profond bouleversement philosophique qui resulta de la théorie de l'évolution. Et aujourd'hui encore, il semble difficile d'admettre notre insignifiance à l'échelle du temps et de l'univers.

Pour compléter la réflexion, j'ai remis un ligne un essai sur l'évolution face aux délires créationnistes, en ce compris leurs variantes modernes telles que l'Intelligent design.

Référence: Charles Darwin, Origin of Species, 1859.
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Yes we can 

21 janvier, ère Obama, Jour 1.

Ecrit sous ces termes, probablement pourrait-on y voir le début d'un billet en hommage à un nouveau messie, aux initiales B.O. Il n'en sera point, même si comme beaucoup, je considère ce 20 janvier comme important et j'attends de voir sur quoi l'investiture du nouveau président des USA va conduire. Car les USA, de part le position, pèsent sur le monde, aussi il est difficile de les ignorer... surtout qu'on vit à une heure de voiture de la frontière.

Présent à Washington DC du 12 au 15 janvier, l'attente suscitée pas le nouveau président était plus que palpable, et les produits dérivés nombreux (d'ailleurs, je confesse y avoir succombé en précommandant une carte souvenir émise par les postes américaines). Nouvelle fierté américaine, après 8 ans d'administration Bush catastrophiques. Nouveaux espoirs alors que l'horizon est bien sombre. L'Amérique s'est remise à rêver, et malgré les revers, le slogan de Martin Luther King, "I have a dream" résonne plus que jamais. Phrases un peu style publicitaire, inévitablement simplistes, mais qui ont le pouvoir de galvaniser une nation, unie malgré ses différences. Le "Yes we can" entonné par une foule à la fin de l'oraison post-investiture, et transmise au monde entier par les médias télévisuels, ont fait ressentir cette foi sans cesse renouvelé en l'avenir de la part du peuple américain, transcendant les générations, les barrières raciales, sociétales, dans un pays pourtant marqué par les divisions. Certes le défi devant Obama est grand, et très probablement, il décevra. Néanmoins, le jour reste historique, car il marque dans l’imaginaire américain le retour de cet idéalisme que chacun peut réussir, cette soif de se réaliser, contrastant avec les mentalités d'autres peuples, comme la jeunesse française aspirant à devenir fonctionnaire, ou le peuple québécois, obnubilé par la santé, même chez les moins de trente ans. Nombre de personnes ont peur du changement, peur du risque, peur d'être dérangé dans leurs petites habitudes, alors que le monde est dans une phase d'évolution sans précédent. Jeunes qui voteront à gauche par pur conservatisme de protection des acquis, mais qui sont vieux avant même d'avoir vécu, d'avoir croqué ce que le monde pouvait leur proposer.

Au contraire, pour qui est passé récemment par les USA, on peut ressentir, l’espoir, la ferveur, la capacité d’un peuple à se redéfinir et à se remettre en marche malgré les difficultés et les erreurs. On peut aimer ou détester les USA, mais on ne peut ignorer ces mots, ce "Yes we can" scandé par des milliers d’américains à la fin du discours d’Obama. Le peuple américain est toujours capable de rêve, ce rêve qui a conduit les USA à devenir la première puissance mondiale, certes parfois pour le pire, mais aussi parfois pour le meilleur. Il y a une force aux USA qu'on ne retrouve pas souvent. La force de croire que chacun peut contribuer au changement, même cela se traduit parfois par un individualisme exacerbé, que chacun a la possibilité de modifer les choses, de bâtir le futur. Au lieu de chialer sans cesse contre le système, voici un peuple que ne craint pas le risque, l’expérimentation, fut-ce telle douloureuse parfois, souvent inégalitaire. Il s’agit d’un peuple en marche, un pays dans lequel se retrouve aujourd’hui les minorités, un pays dont la constitution insiste sur la liberté (même si elle a pourtant été souvent bafouée), constitution antérieure à la révolution française. Un pays qui dérange, mais qui fascine, et qu’au fond, même si pour de nombreux aspects, on ne voudrait pas forcément y vivre, le découvrir conduit à l’aimer, avec ses défauts, mais surtout ses qualités.



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Stranger at home 

Belgium is my born place, all my family is here. That's why I am here right now. But I do not feel at home when I come back in Bastogne. I just exchanged some emails with a Belgian friend who now lives in Moscow. It is interessing that the feeling is a bit the same. We are now somewhat strangers in Belgium, even if it is a bit difficult to explain why. Anyway, I cannot deny I am from here, where I was educated. All my childhood, I have mainly seen this small city, well anchored in its traditions, its lifestyle, that modernity does not completely affect. But I have seen too many things, too many cultures, to feel comfortable with such a society where diversity is absent. No Asian, no Blacks, sometimes someone from Turkey (but we will not see them a lot). White culture, with some parts of Christian religion and a cloudy sky over a land that still means a lot to many people. A very small cinema and some pubs, with nearly no change, even in names, since 20 years. The city is evolving, of course, especially in the surroundings. Some efforts are made to improve quality of life, but I cannot reject this feeling that something is outside time, outside the world. A closed society, while there is so many things to discover. Some faces in the street are unfamiliar, but as I was in administration, always the same persons (who knows me, so that I have to recognize that I have an easy access here to various things), always the same routines... A tourism looking to the second world war... A year is going of its end, but when I am here, I have the impression to fall in an intemporal cycle, while so many things have changed in my life these last 5 years... That's perhaps why I am uncomfortable here now, but perhaps I will feel the beed to come back at the end of my life... coz I could find again my starting point, and close the lifetime cycle.
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