Wednesday, September 26, 2007, 03:27 PM
Je demande une minute de silence pour le mime Marceau.
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Friday, September 21, 2007, 08:43 PM
Si on peut se poser des questions sur le regard franco-français sur les "bourdes" royales et l’inaptitude du PS français à se réformer d’où des attaques mesquines sur Ségo, prenons dans ce cas le regard de l’étranger pour savoir si la dame est une blanche colombe au désir d’avenir porteur mais dérangeant pour les éléphants du PS, ou au contraire une politicienne sans grande envergure, et effectivement gaffeuse. Alors mots choisis de la presse québécoise au lendemain de sa visite...
"Ségolène Royal gardera un excellent souvenir de son passage au Québec. Et pour cause: elle a été accueillie comme une reine. Mais son séjour ne passera pas à l’histoire - même pas à la petite. La forme a supplanté le fond ; les figures imposées l’ont emporté sur l’originalité. En fait, elle a marché sur des sentiers déjà foulés par plusieurs politiciens français." (Le Soleil)
"Le journal soutient que la candidate socialiste a trébuché sur la question nationale, citant cette déclaration de Mme Royal: « Il n’y aura pas de référendum sur l’indépendance au Québec, Mme Marois me l’a dit. » [...] Dès que les médias québécois ont commencé à faire état de cette déclaration, la chef du PQ a publié un communiqué de presse, disant vouloir « rectifier la perception véhiculée par le journal ». [..] Rappelons qu’en janvier dernier, lors d’un entretien avec le chef du Parti québécois d’alors, André Boisclair, Ségolène Royal s’était prononcée en faveur de « la liberté et la souveraineté du Québec ». Cette déclaration de la candidate socialiste avait alors suscité de vives réactions de la classe politique canadienne." (Presse canadienne)
"En tant que socialiste, elle s’est aussi intéressée au dialogue social qui a cours au Québec entre les différents partenaires de la société civile. [...] Mme Royal n’a pas répondu aux questions des journalistes." (Presse canadienne)
"À cet égard, Mme Royal a déploré qu’Ottawa « n’ait pas ratifié le protocole de Kyoto (sic) », une affirmation inexacte puisque la convention a été signée par l’ancien gouvernement libéral fédéral, même si l’actuel gouvernement conservateur à Ottawa se montre peu enclin à la mettre en oeuvre." (Presse canadienne)
"Cherchant au reste à atténuer sa déclaration souverainiste de janvier, la présidente de la région de Poitou-Charentes a lancé, au sortir d’une rencontre avec le premier ministre Charest: « Aujourd’hui, les choses ont évolué, il y a une motion qui a été votée sur le Québec reconnue en tant que nation. » Pourtant, au moment de ses déclarations, le 22 janvier, il y avait près de deux mois que la motion de la Chambre des communes avait été adoptée." (Le Devoir)
Oserais-je dire à sa décharge, pardonnez-lui, elle ne sait pas ce qu’elle fait ? :hein
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Thursday, September 20, 2007, 07:08 PM
Quiconque s'est aventuré sur un PC belge connaît le clavier belge, qui se distingue du français par la disposition différente des caractères non alphanumériques. Mais dites-moi, en cas de scission de la Belgique, devra-t-on parler du clavier wallon ou flamand? A moins qu'on ne crée deux claviers, un avec un Lion sur la touche Windows ou Pomme, et l'autre un coq???
Pfff... je vais plutôt aller me boire une trappiste moi...
:boulet
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La Belgique: un pays, deux peuples... vous êtes certains?
Thursday, September 13, 2007, 06:18 PM
Ce qui m’afflige en tant que Belge à l’étranger, c’est que l'opposition actuelle Francophones vs Néerlandophones (en oubliant aussi purement et simplement les Germanophones) est tout bonnement infondée.
Extrait d’une étude linguistique: "Au moment de la création de l’État belge en 1830, la Constitution avait prévu un État unitaire, sans langue officielle reconnue. En effet, l’article 23 se lisait comme suit: Article 23
L’emploi des langues est facultatif en Belgique, il ne peut être réglé que par la loi et seulement pour les actes de L’autorité publique et pour les affaires judiciaires.
Dans les faits, ce fut le français qui fut utilisé comme seule langue officielle. Or, à cette époque, la majorité de la population belge avait comme langue maternelle soit le néerlandais dans sa forme dialectale (flamand, brabançon ou limbourgeois), soit l’un des idiomes issus du latin (wallon, picard, lorrain, gaumais, etc.). La ville de Bruxelles, quant à elle, ne comptait à ce moment-là que 15 % de francophones, pour la plupart des descendants des Français immigrés dans cette ville plusieurs décennies auparavant. Il faut dire que, face au néerlandais (la langue des Pays-Bas), le français était perçu, à tort ou à raison, par les élites dirigeantes comme un facteur d’unité nationale et un facteur d’indépendance vis-à-vis des Pays-Bas. De plus, à la suite des idées véhiculées par la Révolution française, le français jouissait d’un grand prestige en tant que « langue des Lumières et de la Civilisation ». Quant à l’élite belge, toute pleine d’admiration pour la France, le choix du français paraissait comme aller de soi.
Pour ce qui est de la langue néerlandaise (encore appelée flamand), beaucoup s’opposaient à son emploi, même au sein des populations flamandes ; le néerlandais semblait trop associé aux Pays-Bas. À ce moment-là, le flamand n’était pas normalisé en Belgique et présentait un éventail disparate de variantes régionales orales. Le flamand n’était pas combattu, il était simplement ignoré (comme les parlers wallons) parce qu’il ne faisait pas le poids devant le français. Seul le néerlandais écrit pouvait tenir tête au français, mais il était ignoré en grande partie par la population flamande."
A celui qui prétend que Bruxelles est flamande, on voit aussi que le berceau de la francophonie en Belgique est Bruxelles, et par conséquent une Flandre néerlandophone ne peut se faire avec, en tout ca pas sur base historique.
Historiquement, la Belgique est moins artificielle que ce l’on veut bien dire aujourd’hui, correspondant pas mal par exemple aux Pays-Bas espagnols suite à la séparation avec les Provinces Unies (Pays-Bas actuels, à peu de choses près). Même dans l’histoire flamande (revisitée depuis), on sent que ce n’était pas un peuple si divisé. Ainsi, lors de la bataille des Eperons d’Or, symbole dans la culture flamingande, des milices namuroises et brabançonnes ont prêté mains fortes aux flamands contre les Français.
Bref, le Belge francophone n’est pas pour autant français, et sa langue est plus le fait de détours politiques divers qu’une réalité historique. En ce sens, le rattachement de la Wallonie à la France est bien moins fondé que la continuité de l’Etat Belgique, vu que "Flamands et Wallons de Belgique auraient ainsi les mêmes ancêtres et proviendraient en partie des mêmes peuples".
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Tuesday, September 4, 2007, 10:11 AM

Ca y est, nous voici le 4 septembre, date de rentrée académique à Montréal, lendemain de la fête du travail. Jour chargé, avec les routes menant à l'île achalandée dès 7h du matin, jour de fin de vacances pour nombre de Montréalais, jour de retour à la préparation des cours dans mon cas, après un mois d'août chargé par deux conférences, une à Hamilton, une à Vienne, et un mariage à Toulouse. Ceci explique aussi pourquoi malgré la saison estivale, je ne suis guère intervenu sur mon blog.
Mois d'août chargé, qui m'a permis de voir les voies que prennent la programmation nonlinéaire nonconvexe, avec le retour en force des techniques sans dérivées mais aussi des avancées signifactives en MINLP (programmation nonlinéaire nonconvexe et en nombres entiers), mené en parallèle par les équipes de Sven Leyffer et IBM, dans le cadre du projet
COIN. En programmation stochastique, peu de révolutions par contre, si ce n'est des avancées en dominance stochastique et une ouverture plus large à la programmation robuste. Par contre, la conférence fut l'occasion de nombre de discussions intéressantes, et la création de nouvelles amitiés.
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