Voilà, c'est fait, comme en atteste le tampon dans mon passeport, j'ai mis les pieds aux USA. Certes, guere de temps, à peine une soirée dans le Vermont, mais au moins ai-je pu bénéficier d'un contact.
L'arrivée à la frontière, par route, et après un détour dans les Cantons de l'Est du Québec (région soit dit en passant bien plus agréable à la vue que la Montérégie), ne fut pourtant pas une sinécure. Après deux heures de patience dans la voiture, j'ai enfin pu me présenter au poste de douanes. Moi qui m'étais habitué à la libre circulation en Europe, cela changeait... Et d'apprendre que pour obtenir le sésame du droit d'entrée, il me fallait débourser 6 dollars US. Certes, le prix est raisonnable, mais je n'avais que de la monnaie canadienne, ce qui n'aide guère, et m'a obligé à faire un détour au magasin duty free pour obtenir les précieux billets. Après, déclaration classique pour obtenir le droit de passage (aucune condamnation,...) mais déjà une première surprise puisque j'ai pu remplir une fiche verte rédigée en français. Les formalités accomplies, la journée était bien avancée, mais me voilà muni d'une exemption de visa valable jusqu'au 20 octobre, soit 90 jours. Pratique.

Le passage de la frontière effectué, on se rend vite compte qu'on est aux USA. Omniprésence de la bannière étoilée, reflet d'un nationalisme limite étouffant, et abandon du système mksa, pour mieux faire places au miles et autres gallons, système bien perturbant au moment de refaire le plein d'essence de la voiture, avec néanmoins un prix final inférieur d'au moins 25% à celui rencontré à Montréal. On ne va pas se plaindre tout de même.

Quelques mots sur le Vermont à présent, même si les quelques heures passés là-bas ne suffisent pas à s'en donner une image complète. Soit, la première impression comptant cependant toujours, force est de dire que pour un non-citadin, le pays est autrement plus accueillant que Montréal. Pays de lacs et de montagnes, le paysage est un plaisir pour les yeux. Un arrêt à l'occasion, et un bonjour des gens. Des Américains accueillants... je suis bien aux US? Oui, les drapeaux me le rappellent plus d'une fois, mais là encore, ils se dégagent une sympathie chez ces habitants de l'état le plus laxiste en matière d'armes à feu (port d'arme dissimulée autorisé), mais qui compte parmi les meilleurs élèves en matière de criminalité, de quoi tordre encore une fois le cou à certaines idées reçues.

J'ai ressenti mon passage au Vermont comme bien trop court, et c'est dit, je retournerai dans cette région magique qui m'a pas mal réconcilié avec le pays de l'Oncle Sam, et plus généralement, l'Amérique du Nord.