Les élections françaises se terminent, avec une victoire probable de Sarkozy, si on en croit les prédictions du Soir, pour un taux de participation record. La campagne fut intense, et laissera des traces, tant elle fut virulente, et laisse planer des craintes quant à la soirée vu certains appel haineux à la révolte d'une certaine gauche radicale.
Ce qui frappe d'ailleurs, c'est la violence de la campagne, en particulier de la gauche vers la droite: "Tous contre Sarko", "Non à Sarko",... au risque de masquer un programme de gauche inexistant (tout reposant sur la négocation sociale, alors que la négociation est un mot pratiquement absent du language syndicaliste français, préférant l'affrontement), ou démagogique (il faut protéger les faibles femmes policiers en les racommpagnant chez elle - très féministe comme vision!) voire plus à droite que la droite (encadrement militaire des délinquants). Sarko peut légitimement inquiéter, car il a des options très (trop?) à droite, mais personnellement, Ségo me faisait encore plus peur. Soit, ce déferlement de haine illustre en tout cas une nouvelle fois sa contre-productivité. On peut raisonnablement penser qu'elle a monopolisé l'électorat de gauche, mais encore plus celui de droite, voire a pousser un vote à droite par pur rejet d'une candidate professorale, même à tort (voir par exemple la leçon sur le nucléaire lors du dernier débat télévisé, sur base de chiffres complètement erronés), hautaine.
Cette stratégie d'attaque frontale n'est pas neuve, mais n'est que rarement productive. Lors de la réélection de Bush, je m'interrogeais sur le fait qu'une oeuvre comme Farhenheit 911 aurait pu favoriser l'élection du candidat conservateur (avec les tristes résultats que l'on a observé). Beaucoup avaient critiqué ma question, qui apparaît néanmoins dans de nouvelles analyses, comme celle du documentaire canadien Manufacturing Dissent, illustrant la démagogie Moore et le côté plus marketing que militant du personnage.
Au Québec, une association anti-rasciste, soucieuse de faire parler d'elle (mais je ne citerai pas son nom pour ne pas trop faire leur jeu) vient de déposer plainte contre un clip des http://www.tetesaclaques.tv. Si monsieur Tout-Le-Monde doit commencer à surveiller chaque mot au nom du politiquement correct, sous peine de se voir traiter de raciste, ne va-t-on vers une frustration et au final un rejet de l'autre par "ras-le-bol". Est-ce le but recherché?
Quelle que soit son opinion, la défendre uniquement en attaquant celui qui ne pense pas comme soi, en suivant le principe que "quiconque ne pense pas comme moi est illégitime" ne sera jamais productif. Il conduit à l'affrontement, mais pas à le recherche de solutions, de compromis, et en général, le resultat obtenu est à l'inverse du résultat escompté.
Ce qui frappe d'ailleurs, c'est la violence de la campagne, en particulier de la gauche vers la droite: "Tous contre Sarko", "Non à Sarko",... au risque de masquer un programme de gauche inexistant (tout reposant sur la négocation sociale, alors que la négociation est un mot pratiquement absent du language syndicaliste français, préférant l'affrontement), ou démagogique (il faut protéger les faibles femmes policiers en les racommpagnant chez elle - très féministe comme vision!) voire plus à droite que la droite (encadrement militaire des délinquants). Sarko peut légitimement inquiéter, car il a des options très (trop?) à droite, mais personnellement, Ségo me faisait encore plus peur. Soit, ce déferlement de haine illustre en tout cas une nouvelle fois sa contre-productivité. On peut raisonnablement penser qu'elle a monopolisé l'électorat de gauche, mais encore plus celui de droite, voire a pousser un vote à droite par pur rejet d'une candidate professorale, même à tort (voir par exemple la leçon sur le nucléaire lors du dernier débat télévisé, sur base de chiffres complètement erronés), hautaine.
Cette stratégie d'attaque frontale n'est pas neuve, mais n'est que rarement productive. Lors de la réélection de Bush, je m'interrogeais sur le fait qu'une oeuvre comme Farhenheit 911 aurait pu favoriser l'élection du candidat conservateur (avec les tristes résultats que l'on a observé). Beaucoup avaient critiqué ma question, qui apparaît néanmoins dans de nouvelles analyses, comme celle du documentaire canadien Manufacturing Dissent, illustrant la démagogie Moore et le côté plus marketing que militant du personnage.
Au Québec, une association anti-rasciste, soucieuse de faire parler d'elle (mais je ne citerai pas son nom pour ne pas trop faire leur jeu) vient de déposer plainte contre un clip des http://www.tetesaclaques.tv. Si monsieur Tout-Le-Monde doit commencer à surveiller chaque mot au nom du politiquement correct, sous peine de se voir traiter de raciste, ne va-t-on vers une frustration et au final un rejet de l'autre par "ras-le-bol". Est-ce le but recherché?
Quelle que soit son opinion, la défendre uniquement en attaquant celui qui ne pense pas comme soi, en suivant le principe que "quiconque ne pense pas comme moi est illégitime" ne sera jamais productif. Il conduit à l'affrontement, mais pas à le recherche de solutions, de compromis, et en général, le resultat obtenu est à l'inverse du résultat escompté.
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