Dans le cadre de mon nouveau contrat, me voilà à présent doté d'un splendide MacBook Pro. Après un premier jour de lutte avec elle, je vous livre mes premières impressions à chaud.
Esthétiquement, la machine en jette, et on remarque vite son côté multimédia, avec une qualité de son rarement rencontrée sur un ordinateur portable, un écran format large, idéal pour les DVDs, et un excellent rendu des couleurs. En sus, la webcam intégré, à côté d'un micro très discret, le rend directement compatible avec les communications par internet. Oui mais au prix du MacBook Pro, on peut espérer avoir plus qu'un lecteur DVD portable, même de luxe. Sur la papier, la configuration est séduisante: pentium dual-core 2.16Ghz, mémoire de 1Go, 120Go de disque dur. La machine est rapide, l'interface wi-fi intégrée efficace (sauf quand le réseau tombe en panne), et on se fait assez rapidement à la souris un bouton. En tant qu'ex-linuxien, on appréciera le bash en console, laquelle console est cachée dans le menu d'applications. C'est là que les choses se corsent pour un adepte de la ligne de commande. L'interface Darwin se situe à la croisée des chemins entre Windows et Linux, mais ne parvient pas à faire la synthèse des deux. Le système de package rend impossible la définition d'un PATH pour travailler confortablement en mode de commande, et la localisation des fichiers sur le disque via l'interface graphique n'est pas toujours des plus aisées. Tant que l'utilisateur reste au niveau des applications wysiwig, la machine se révèle bien conçue, bien qu'il faille se faire aux nouveaux raccourcis. Pour le développement, c'est une autre affaire. Les outils XCode offrent certes un gcc et l'ordinateur est muni en standard d'une machine java, mais on se sent vite perdu. Heureusement, la mini-distribution fink (http://fink.sourceforge.net/) vient combler partiellement cette pertes de repères en offrant la possibilité de retrouver via le mode console certaines applications chères, par exemple LaTeX et une suite d'outils tournant autour, avec une installation à la Debian, via l'utilitaire apt-get. Le nombre d'applications est cependant encore limité, et je regrette pour l'heure l'absence de l'outil web meta language, lequel refuse d'être compilé avec XCode.
Face à ce constat, le disque s'est d'ores et déjà vu repartionné pour accueillir une partition Linux qui servira à pallier aux manques de la plate-forme MacOS X, mais l'utilisation courante tirera profit de cette dernière, notamment grâce aux programmes divers offerts à l'adresse suivante:
http://www.opensourcemac.org/Mise à jour: après cette impression à chaud, vous pourrez trouver une page reprenant quelques expériences liées à ma migration
ici.