Sunday, January 21, 2007, 06:52 PM
Je sus passé ce dimanche matin à l'exposition d'armes à Longueuil, qui se situe à l'est de Montréal, dans ce qu'on pourrait appeler la banlieue (au sens hors de la cité, et sans rien de péjoratif).
Verdict: un peu de tout, mais je ne la qualifierais pas d'extraordinaire. Le militaria était bien représenté, avec notamment l'un ou l'autre superbe Schmidt-Rubin K11. Le calibre 6.5x55 se retrouvait aussi fréquemment, avec la variante 6.5x284 sur une arme de bench-reste custom moderne. Un grand nombre d'armes de chasse, modernes, ainsi que quelques armes de poings (principalement S&W, Colt et Astra). Au niveau des armes dites "antiques", c'est-à-dire antérieure à 1898, les USA étaient bien représentés,... ainsi que la Belgique. J'avais entendu parler vaguement de la traite des fourrures, mais j'ignorais l'importance que la Belgique y avait joué. Si quelqu'un a de la documentation à ce niveau, je suis preneur. J'ai en tout cas pris les coordonnées d'un collectionneur de Trois-Rivières, et mon budget ne me permettait pas trop de folie actuellement, l'installation me coûtant déjà pas mal d'argent, je suis reparti avec un petit fusil de chasse qui servait probablement à la protection du bétail, mais pas à la trappe, pour $100 (70 euros). Juste pour le plaisir en tant qu'immigrant belge de me retrouver avec une arme de notre chère patrie qui m'a précédé il y a plus de 100 ans.
Gros point noir par contre: au sein des collections militaria, beaucoup de symboles, voire même de drapeaux, frappés de la croix gammée. Et même une poupéé, apparemment neuve, de qui vous devinez. Il était aussi désolant de voir un ensemble d'écussion des collaborateurs de différent pays, en partie un écusson affichant le drapeau belge avec écrit au-dessus Wallonie. Comme quoi, il y a des c... partout, alors que des nombre de jeunes Canadiens sont tombés sur le sol belge, et plus globalement européen, il y a un peu plus de 60 ans...

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Tuesday, January 16, 2007, 08:10 PM
Cela peut paraître futile, mais pour un Montréalais, un hiver sans neige est aussi déprimant qu'une frite sans moyenne pour un Belge. Et cette année, le moins que l'on puisse dire est que l'hiver ne s'est pas pressé au Québec. Mais le voilà enfin, avec sa neige qui couvre maisons et trottoirs, tandis que les routes sont dégagées comme faire se peut. Et les discussions de parler de la météo avant toute chose, reléguant même la défaite des Canadiens, le club montréalais de Hockey, au second plan.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que quand il neige au Québec, ce n'est pas pour la forme. Un jour de précipitations a suffit pour livrer une couche que j'estimerai entre 10 et 15 centimètres. Heureusement, car Montréal a ceci de particulier qu'il a une forte pluviométrie, mais combinée à fort ensoleillement. Traduire qu'il ne pleut/neige pas souvent, mais quand cela tombe... Du coup, on peut enfin profiter des couleurs hivernales, le tout sous un beau ciel bleu.
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MacBook Pro - Premières impressions
Monday, January 15, 2007, 10:56 PM
Dans le cadre de mon nouveau contrat, me voilà à présent doté d'un splendide MacBook Pro. Après un premier jour de lutte avec elle, je vous livre mes premières impressions à chaud.
Esthétiquement, la machine en jette, et on remarque vite son côté multimédia, avec une qualité de son rarement rencontrée sur un ordinateur portable, un écran format large, idéal pour les DVDs, et un excellent rendu des couleurs. En sus, la webcam intégré, à côté d'un micro très discret, le rend directement compatible avec les communications par internet. Oui mais au prix du MacBook Pro, on peut espérer avoir plus qu'un lecteur DVD portable, même de luxe. Sur la papier, la configuration est séduisante: pentium dual-core 2.16Ghz, mémoire de 1Go, 120Go de disque dur. La machine est rapide, l'interface wi-fi intégrée efficace (sauf quand le réseau tombe en panne), et on se fait assez rapidement à la souris un bouton. En tant qu'ex-linuxien, on appréciera le bash en console, laquelle console est cachée dans le menu d'applications. C'est là que les choses se corsent pour un adepte de la ligne de commande. L'interface Darwin se situe à la croisée des chemins entre Windows et Linux, mais ne parvient pas à faire la synthèse des deux. Le système de package rend impossible la définition d'un PATH pour travailler confortablement en mode de commande, et la localisation des fichiers sur le disque via l'interface graphique n'est pas toujours des plus aisées. Tant que l'utilisateur reste au niveau des applications wysiwig, la machine se révèle bien conçue, bien qu'il faille se faire aux nouveaux raccourcis. Pour le développement, c'est une autre affaire. Les outils XCode offrent certes un gcc et l'ordinateur est muni en standard d'une machine java, mais on se sent vite perdu. Heureusement, la mini-distribution fink (http://fink.sourceforge.net/) vient combler partiellement cette pertes de repères en offrant la possibilité de retrouver via le mode console certaines applications chères, par exemple LaTeX et une suite d'outils tournant autour, avec une installation à la Debian, via l'utilitaire apt-get. Le nombre d'applications est cependant encore limité, et je regrette pour l'heure l'absence de l'outil web meta language, lequel refuse d'être compilé avec XCode.
Face à ce constat, le disque s'est d'ores et déjà vu repartionné pour accueillir une partition Linux qui servira à pallier aux manques de la plate-forme MacOS X, mais l'utilisation courante tirera profit de cette dernière, notamment grâce aux programmes divers offerts à l'adresse suivante:
http://www.opensourcemac.org/Mise à jour: après cette impression à chaud, vous pourrez trouver une page reprenant quelques expériences liées à ma migration
ici.
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Saturday, January 13, 2007, 11:06 PM
Je n'interviens guère sur mon blog, principalement par manque de temps, pourtant du temps j'en trouve pour réagir sur certains forums de discussion. Alors tant qu'à faire, je vous propose de reprendre de temps à autre l'une de mes interventions si j'estime celle-ci pertinente pour le présent site.
Je reproduirai par conséquent ci-dessous une intervention sur Agoravox concernant la décision de Bush d'envoyer d'avantage de troupes en Iraq, avec comme seule modification une note sur les victimes dues au programme "Pétrole contre nourriture".
Le système de vote d’Agoravox est assez intéressant car face à une question semblable, il permet de jauger l’opinion populaire, plus que de mesurer la pertinence des commentaires. Et tout cela depuis notre petit confort, que n’ont pas les populations locales, ni les soldats déployés sur place.
Un premier point qui me frappe est qu’après une lecture en diagonale celui qui soutient le maintien des forces américaines en Irak se voit affliger d’un commentaire négatif. Par conséquent si je me déclare en faveur du maintien des troupes américaines, je m’attends à être moinsé (mais certains diront qu’on sait "pour qui je roule").
D’ailleurs dans un commentaire, un lecteur souligne que la majorité des Américains sont contre la politique de Bush. Lors de l’invasion, c’était l’inverse. En faisant volontairement une analyse simpliste, on pourrait suivre la logique de certains et dire "ils avaient tort alors, et donc ils ont tort aujourd’hui". Oui, je sais, dit comme cela, c’est ridicule. Mais si c’était le cas ? Il est clair pour moi que l’invasion de l’Irak était une erreur, car même s’il était un dictateur, il avait pour avantage de maintenir un calme relatif dans un pays multiethniques. J’ai coutume de comparer avec la Yougoslavie, qui a éclaté de manière sanglante à la disparition de Tito. Oui, Saddam Hussein était un dictateur de la pire espèce, et il a beaucoup de sang sur les mains, mais on peut se demander s’il n’était pas un moindre mal face à la guerre civile qui est là aujourd’hui, et qui était prévisible, sauf apparemment pour les stratèges américains de l’administration Bush... Mais il est trop tard pour revenir en arrière, et même discourir des raisons de l’invasion (amener la démocratie ? bien sûr...) me semble aujourd’hui un peu dépassé. Hussein n’est plus et le chaos s’est installé. Que signifierait un départ des Américains pour les Irakiens ? Ne peut-on craindre une guerre civile totale, bien plus meurtrière que la situation actuelle, pourtant déjà catastrophique ? Le retrait américain est devenu populaire devant les chiffres des pertes GI’s. Stratégie classique, déjà appliquée à Iwo Jima. Il s’agissait d’infliger le maximum de pertes pour impressionner l’opinion publique de l’ennemi. Dans le cas de l’Irak pourtant, le gouvernement Bush avait pris les devants: le chiffre des GI’s, combiné avec les pertes anglaises et des autres pays "alliés", est en réalité loin de révéler les pertes occidentales, car il ignore les sociétés privés qui oeuvrent sur place, et dont les pertes ne sont pas publiées car cela relève ici en quelque sorte d’un accident du travail, et non d’un militaire tombé au champs d’honneur (de source fiable, il m’a été rapporté que Donald Rumsfeld, lors de sa visite en Irak, était escorté par des privés, et non des militaires). Soit la stratégie Bush a échoué, et l’opinion publique a changé. Je me souviens pourtant d’une discussion que j’ai eu dans un avion il y a un an et demi avec un démocrate convaincu, dans laquelle la question du retrait avait été évoquée. Selon lui, les démocrates n’étaient pas pour, car cela conduirait à une situation encore pire. Aussi si aujourd’hui les démocrates semblent se prononcer pour le retrait, n’est-ce pas d’avantage une stratégie électorale qu’une réelle volonté politique ?
Pendant ce temps là, l’Europe discute, palabre, un peu comme pendant le conflit en ex-Yougoslavie, pourtant à nos portes. On a la critique facile, mais après ? Où en serait-on en ex-Yougoslavie sans l’intervention américaine (en regrettant cependant l’usage abusif - mais habituel - des bombardements, coûteux pour les civils, mais pas pour les soldats engagés).
Les pays comme la France, la Russie étaient contre l’invasion irakienne. Le contraire eut été surprenant vu les pré-accords avec les compagnies de ces pays. Dans ces conditions, le programme "pétrole contre nourriture" (au fait, l’embargo imposé par l’Occident a fait combien de victimes ? il semblerait que le chiffre annuel soit aussi élevé que les victimes de la guerre civile qui fait rage...) était plus correct... Extrait du rapport Volcker: "Dès le départ, l’Irak préférait vendre son pétrole à des compagnies et des individus originaires de pays perçus comme "amis" de l’Irak, en particulier s’ils étaient membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, et capables potentiellement d’alléger les sanctions." La Russie et la France ont été particulièrement sollicités. Mais bon, certains préfères voir les Européens comme les gentils, et les Américains "par essence violents". Mais n’y voyez aucun amalgame... Maintenant que l’Irak est au bord du chaos, quelle est la réaction européenne ? Y a-t-il ne fut-ce qu’une réaction européenne (de toute manière, les contrats sont perdus...) ? Ne peut-elle réellement rien faire (un peu comme au Rwanda) ?
La seule conclusion certaine que je retiens de tout cela est que les civils irakiens n’ont pas fini de souffrir. Comme toujours...
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Monday, January 1, 2007, 08:29 PM
Cette fois, on y est! Quelque soit le continent, et pour autant que l'on se réfère au calendrier chrétien, 2006 n'est plus et 2007 l'a bel et bien remplacé.
L'histoire du nouvel an n'est d'ailleurs pas sans discussion, car si les Romains semble avoir choisi la date du 1er janvier depuis -153 avant notre ère, l'Eglise Catholique voyait cette fête payenne d'un mauvais oeil, et chaque pays y est allé de son nouvel an: "Qu'on en juge: la France a choisi alors de fêter l'an neuf le 1er mars, puis le 25 décembre et enfin le 25 mars. Les Anglais l'ont commémoré le 25 mars et les Italiens notamment le 15 décembre. Finalement en 1564, le roi de France Charles IX adopte le calendrier grégorien qui installe définitivement le Nouvel An le 1er janvier. Le monde chrétien s'est peu à peu rallié à ce choix." (Source: tsr.ch).
Quoi qu'il en soit, j'ai vécu hier mon premier réveillon montréalais en allant sur la Place Jacques Cartier assisté au tradionnel concert et feu d'artifice. Le froid n'étant pas trop trop prohibitif, j'ai pu savourer la musique folk sur fond d'accent québecois et admirer un feu d'artifice qui s'il ne restera pas dans ma mémoire comme exceptionnel, valait toutefois le détour.
Il me reste donc à présent à vous dire: BONNE ANNEE!
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