L'actualité est bien sombre aujourd'hui. En particulier quand on est soi-même tireur et membre du milieu universitaire. La tuerie qui a eu lieu ce matin à l'Université de Virginie est un drame, et avant de continuer mon commentaire, je voudrais adresser une pensée aux victimes et à leurs familles.
Une fois l'émotion passée, il restera à analyser ce drame. Je vois d'ores et déjà certaines associations bien-pensantes pointer les armes comme responsables de ce crime. C'est tentant, certes, mais un peu facile. Peut-on s'intéresser au moyen et non aux raisons? Les massacres dans les écoles ne sont pas seulement le produit de tireurs. Ainsi, voici quelques tueries pratiquées à l'arme blanche:
- 1er avril 1996: En Chine, un forcené tue sept écoliers à coups de couteau et en blesse cinq autres dans deux écoles de Meitian, dans la province du Hunan.
- 8 juin 2001: Au Japon, huit enfants sont poignardés à mort dans une école élémentaire de Tokyo par un déséquilibré.
- 26 novembre 2002: En Chine, un forcené poignarde quatre enfants à mort et en blesse trois autres dans une école primaire de Huaiji, dans la province du Guangdong.
(Source: Radio-Canada)
Certains me rétorqueront, avec raison, qu'il est plus facile de tuer avec une arme à feu qu'avec une arme blanche, et ils auront partiellement raison. Cependant, le premier point que je voulais mettre en évidence est qu'interdire les armes ne réglera pas le problème des tueries. D'autre part, même si ces événements sont dramatiques, ils n'en demeurent pas moins isolés, ne représentant qu'une infime fraction des homicides par armes à feu, lesquels représentent une infime fraction des homicides en général. Pire, empêcher l'accès aux armes ne garantit pas une diminution des homicides par armes à feu, comme le montre les statistiques du sites anti-armes Gun Control Network en Angleterre et au Pays de Gales. La courbe des homicides n'est pas significative, et il est impossible de savoir si l'interdiction des armes de poing a été source de d'avantage de sécurité à ce niveau. Pire, on peut penser que le sentiment d'insécurité à augmenté vu l'évolution du nombre de crimes (au sens général) entre l'introduction de l'interdiction et aujourd'hui: le chiffre a triplé. Peut-être est-ce un meilleur enregistrement des plaintes, mais tout de même, ce chiffre est perturbant. Pourquoi aux USA, les statistiques sont-elles les pires à Washington DC où les armes de poing sont interdites, et excellentes au Vermont où le port d'arme est autorisé. Et quelle est la proportion des détenteurs légaux d'armes qui sont impliqués dans des délits? De manière générale, elle est plus faible que le moyenne.
Alors que pouvons-nous faire pour éviter la répétition de telles tueries? Je ne sais pas. Mais comme souvent, les réponses les plus simples sont rarement les plus adaptées...
Une fois l'émotion passée, il restera à analyser ce drame. Je vois d'ores et déjà certaines associations bien-pensantes pointer les armes comme responsables de ce crime. C'est tentant, certes, mais un peu facile. Peut-on s'intéresser au moyen et non aux raisons? Les massacres dans les écoles ne sont pas seulement le produit de tireurs. Ainsi, voici quelques tueries pratiquées à l'arme blanche:
- 1er avril 1996: En Chine, un forcené tue sept écoliers à coups de couteau et en blesse cinq autres dans deux écoles de Meitian, dans la province du Hunan.
- 8 juin 2001: Au Japon, huit enfants sont poignardés à mort dans une école élémentaire de Tokyo par un déséquilibré.
- 26 novembre 2002: En Chine, un forcené poignarde quatre enfants à mort et en blesse trois autres dans une école primaire de Huaiji, dans la province du Guangdong.
(Source: Radio-Canada)
Certains me rétorqueront, avec raison, qu'il est plus facile de tuer avec une arme à feu qu'avec une arme blanche, et ils auront partiellement raison. Cependant, le premier point que je voulais mettre en évidence est qu'interdire les armes ne réglera pas le problème des tueries. D'autre part, même si ces événements sont dramatiques, ils n'en demeurent pas moins isolés, ne représentant qu'une infime fraction des homicides par armes à feu, lesquels représentent une infime fraction des homicides en général. Pire, empêcher l'accès aux armes ne garantit pas une diminution des homicides par armes à feu, comme le montre les statistiques du sites anti-armes Gun Control Network en Angleterre et au Pays de Gales. La courbe des homicides n'est pas significative, et il est impossible de savoir si l'interdiction des armes de poing a été source de d'avantage de sécurité à ce niveau. Pire, on peut penser que le sentiment d'insécurité à augmenté vu l'évolution du nombre de crimes (au sens général) entre l'introduction de l'interdiction et aujourd'hui: le chiffre a triplé. Peut-être est-ce un meilleur enregistrement des plaintes, mais tout de même, ce chiffre est perturbant. Pourquoi aux USA, les statistiques sont-elles les pires à Washington DC où les armes de poing sont interdites, et excellentes au Vermont où le port d'arme est autorisé. Et quelle est la proportion des détenteurs légaux d'armes qui sont impliqués dans des délits? De manière générale, elle est plus faible que le moyenne.
Alors que pouvons-nous faire pour éviter la répétition de telles tueries? Je ne sais pas. Mais comme souvent, les réponses les plus simples sont rarement les plus adaptées...
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