Apple a annoncé en fanfare sa nouvelle plateforme de développements de manuels éducatifs avec son outil iBook Authors, gratuit, et la mise en place de manuels à 15$. Bonne nouvelle? Pas vraiment. Tout d’abord, la licence, une des pires jamais vue: une oeuvre créée avec iBook Authors ne peut être vendue que via l’iBook Store, avec un prélèvement de 30% de la part d’Apple. Et si Apple décide qu’elle ne peut être vendue sur sa boutique, l’auteur n’aura plus que ses yeux pour pleurer. Ajoutons qu’un iBook ne peut être lu que sur iPad, donc vente forcée d’iPad. Quid des besoins spécifiques, comme en témoigne la prédominance de LaTeX dans le monde des sciences? En quoi ajouter du son, des vidéos,… va améliorer un livre d’algèbre? Oui, l’éducation doit évoluer avec la technologie, mais ne perdont pas le fond au profit de la forme!
En conclusion, non merci. Hors de question d’imposer à mes étudiants l’achat d’iPads. Hors de question de me voir ponctionner 30% si je vends des ouvres électroniques. Hors de question de soumettre l’éducation au bon-vouloir d’une société privée. D’autre part, Apple semble ignorer quand dans le milieu académique, et scientifique en particulier, les éditeurs reconnus sont bien établis. Un lien de confiance existe pour garantir le sérieux de l’ouvrage, qui passe généralement par une évaluation par des pairs avant publication, et des accords existent pour rendrent les bibliothèques accessibles en ligne, tout du mieux au sein des grandes institutions. Il est déjà révolu le temps où il fallait imposer l’achat d’un ouvrage, et Apple semble ne pas l’avoir compris. Alors que l’académique favorise de plus en plus les standards ouverts, Apple cherche à noyauter ceux-ci avec des extensions propriétaires; il est tout sauf probable que le monde universitaire voit cette tendance d’un bon oeil. Et les réactions négatives fleurissent sur la toile, habituée pourtant à louanger la firme de Cupertino, comme cette invitation à simplement dire non.
Dans tous les cas, j’ai une raison de plus de boycotter les produits Apple.
De nombreuses sites internet sont en grève aujourd’hui 18 janvier 2012, dont la version anglaise du très célèbre Wikipedia afin de protester contre les projets de loi SOPA et Protect IP. Sous couvert de satisfaire les majors du cinéma et de l’industrie musicale, le gouvernement américain s’apprête à voter une loi anti-piratage qui aurait comme effet de permettre une censure extraordinaire du net, comme tout lien vers un site contenant du contenu protégé pourrait être banni, et les gestionnaires accusés.
A noter que la situation n’est guère plus rose ailleurs. Le Canada s’apprête à passer des lois permettant un contrôle en profondeur des activités des internautes, comme relevé par OpenMedia, et des jugements de censure sont passés dans des pays tels que le Pays-Bas et l’Espagne (source: Kluwer Copyright Blog).
Mise à jour: suite au mouvement de protestation, le sénat américain a décidé de reporter le vote pour une durée indéterminée. Source.
Ca y est, j’ai craqué à la folie des tablettes lancée par Apple, et son désormais iPad, même si une fois encore, Apple n’a fait que populariser un concept déjà existant, comme l’illustre le concept proposé par Atari en 1991 (mais non commercialisé). Néanmoins, ce n’est pas un joujou flanqué d’une pomme qui s’est rendu dans ma propriété. Il n’est plus un secret que je ne peux plus souffrir les produits de Cupertino, au design certes souvent enjouleur, mais telle une demoiselle à la taille fine, mais à la cervelle guère plus remplie qu’une autre représentante du beau sexe, et coûteuse à l’usage, ne sera que par les accessoires qu’elle requiert, aux fonctionnalités communes, mais ô combien dispendieux. Le gadget qui fait à prenser partie de mon arsenal électronique se veut plus discret, et d’un tein plus ténébreux. Résolument plus professionnel, il porte pourtant mal son: “playbook”. Depuis le boxing day, RIM a cassé les prix de sa tablette, et si l’O.S. 2.0 se fait encore bien désirer (en particulier pour la gestion des contacts), les performances techniques sont impressionnantes, et rendent une utilisation dans un cadre professionnel aisée et agréable. L’intégration dans un environnement informatique est également aisé, et la tablette peut même servir de serveur multimédia de secours grâce à sa sortie mini-HDMI intégrée par défaut (non, pas besoin d’adaptateur ici!). Plus de commentaires s’accumuleront sur le site, mais d’ores et déjà, c’est un outil que je recommande chaudement.
Après le Blackberry, Android fait son entrée au Pentagone au coeur d’un téléphone intelligent certifié. Le caractère open-source aurait joué en saveur selon certaines rumeurs. Pour le iPhone, silence absolu…
FYI: if you receive a call from 1-999-910-0103, do not answer, or just say to the person on the phone “Go to hell”. It is a scam. Got a call from them today, but heard enough non-sense stuff to put down the phone before suffering any damage. Checked the number to confirm my doubts, so beware!
Le cycle des années continue sa course, le temps refusant obstinément de faire marche arrière, voir même de ralentir. 2011 se termine, 2012 se profile, nombres sans symbolique issu d’un calendrier pratique, et à la construction mouvementée. Que sera 2012? Nul ne le sait, mais c’est sans grand regret que je tire un trait sur 2011, année riche en événments certes, mais pas toujours des plus heureux. On se souhaite le meilleur encore et encore pour l’an neuf, mais finalement, on ne fait que ce qu’on peut du temps qui nous est imparti. Essayons juste donc d’en tirer le meilleur, et dans cette optique, je vous souhaite à tous une excellente année 2012!
Le 15 décembre était proposé sur la chaîne de radio Vivacité un débat avec les auditeurs sur la facilité d’avoir des armes à feu. Ce débat intéressant n’est malheureusement plus disponible en ligne, mais l’extrait ci-dessous reste intéressant.