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Folie de l'atome 

Les nations ont parfois un peu trop d'atomes crochus avec certaines découvertes explosives,... mais souvent, il aurait été préférable de jouer les électrons libres plutôt que de suivre le mouvement. L'atome, invisible à l'oeil nu, et pourtant à l'origine d'une source d'énergie les plus prodigieuses, si mal exploitée...

65 ans après Hiroshima et Nagasaki, il est intéressant de se retourner et de constater combien la folie humaine a été grande au cours de la seconde moitié du 20e siècle. Une vidéo, simple, résume les essais atomiques de 1945 à 1998. Oeuvre de l'artiste japonais Isao HASHIMOTO, sans fioritures, sans longs discours, elle vous plonge dans le délire planétaire qui fut nôtre, et qui pourrait bien recommencer un jour.

A voir.

A méditer.


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Des lois désarmées 

Nouvelle fusillade. 12 morts. 3 blessés dans un état critique. Que fait donc le gouvernement pour empêcher l'accès aux armes aux irresponsables? Se cache-t-il encore derière le second amendement ou la NRA? A mais, attendez... mince, ce n'est pas aux USA, mais en Angleterre, où la législation est une des plus sévère au monde. Les armes de poing sont totalement interdites, même pour les tireurs olympiques. Quant aux armes longues, on n'en est pas loin, comme le prouve cette page sur le site de la BBC.

Les biens pensants se trouvent bien dépourvu, vu que d'ordinaire, après pareil massacre, ils viennent à réclamer des lois plus sévères sur la possession d'armes, sans regarder les facteurs qui ont conduit à pareille tragédie. Dans l'épisode sanglant qui vient d'avoir lieu, cette réponse simpliste ne tient plus. Il faut chercher ailleurs les raisons qui poussent certains à commettre des massacres. Nous touchons ici à l'environnement socio-économique au complet, qui réussit à certains, dont s'accomode la plupart, mais qui détruit aussi d'autres vies. Constat plus difficile à poser, qui nécessite des réponses plus complètes, mais plus complexes.

Il est intéressant aussi de constater qu'en termes d'homicides, le Royaume-Uni est comparable à ses voisins, et que la législation sur les armes n'a finalement qu'un très faible impact (si tant est qu'il existe) sur le taux de criminalité. Comme nous le rappelle CNN, il s'agit de la troisième tuerie d'envergure au Royaume-Uni, ce qui place à mal ce pays face à ses voisins européens, en particulier à la lumière du macabre rappel fait par Montreal's Gazette.

Ce triste événement, heureusement isolé, nous rappelle dès lors que des lois strictes ne sont finalement qu'une réponse peu adaptée aux problèmes que les gens rencontrent. A l'heure où le débat sur le registre des armes longues est réouvert au Canada, il est peut-être temps de se demander si nous souhaitons une société du contrôle, en prenant en question les coûts associés, où si nous préférons investir l'argent ailleurs, en particulier l'éducation et la santé. Question de priorité, ou de bonne conscience?
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On a retrouvé des pans entiers de l'univers... 

Les termes astrophysiques sont souvent obscurs, surtout quand on entend parler de matière noire, que l'on ne parvient à observer, mais qui permet d'expliquer plusieurs phénomènes, et d'énergie noire. Je ne suis pas physicien, mais je ne peux cacher que mes rares lectures de vulgarisation me laissemt dubitatif, face à une physique qui déploie des théories mathématiques tentaculaires, disposant de nombre de constantes ad hoc qui permettent de les ajuster aux observations, mais avec à l'heure actuelle, un pouvoir prédictif assez limité. Certes, elles ont des prédictions, et sont de ce fait testables, mais nombres d'observations contradictoires peuvent être accomodées en ajustant l'une ou l'autre constante. Peu satisfaisant. L'exemple même de ce type de théorie est la théorie des cordes. Le problème, c'est qu'il n'y a pour l'heure pas, ou peu, d'alternatives crédibles, ni de réfutations. Par conséquent, il faut les considérer, mais résisteront-elles? Certains fondateurs sont convaincus de la justesse de cette approche, tellement qu'ils me font douter. Ce sentiment s'est en particulier développé avec la lecture du livre de Leonard Susskind, "Cosmic Landscape, et j'abonderai dans le sens de la remarque de Corey S. Powell dans le New York times:
He allows remarkably little doubt about string theory considering that it has, as yet, not a whit of observational support. "As much as I would very much like to balance things by explaining the opposing side, I simply can't find that other side," he writes in his concluding chapter.
Georges Ellis va plus loin dans sa critique publiée dans Nature. La cosmologie peut-elle se fonder uniquement dans la théorisation en espérant que les observations, qui suivent un chemin bien plus lent, les conforteront? Einstein avait craint de se mettre au ban de la société scientifique en spéculant sur la cosmologie sans bénéficier de support observationnel, indiquant de la sorte que l'expérience de pensée peut précéder l'observation. Mais quand l'expérience de pensée ne permet plus l'observation, n'entre-t-on pas dans des les limites de la théorisation?

Les observations restent au contraire primordiales pour n'importe quelle science (même les mathématiques, où l'objet est une construction mathématique non théorisée, même si cet objet est souvent lui-même le fruit d'une autre théorie). Discovery News relate aujourd'hui que nombre de galaxies existantes ont échappé à l'observation, dans des proportions allant jusqu'à 90% dans certaines régions distantes. Bref, une quantité significative de la matière manquante était bien là, observable,... juste cachée. Les tenants de la matière noire nous le disent immédiatement: ce n'est pas la fin de cette matière mystérieuse. Certes, cette découverte ne permet pas de palier aux problèmes observationnelles comme la rotation des galaxies. Néanmoins, elle permet au moins de supposer que le rôle de la matière noire a été surestimé, en supposant que cette matière existe. Auparavant, les scientifiques pensait que l'univers étaient baigné dans un fluide, l'éther, ce que la relativité restreinte réfuta en proposant une interprétation plus porteuse. La matière noire subira-t-elle le même sort? Peut-être pas, mais il reste que son existence reste à date hypothétique, même si de nombreuses recherches sont menées pour la détecter de manière indirecte. Avec des résultats divers, invalidant parfois des théories alternatives (ce qui est déjà un résultat important), mais sans confirmation ni réfutation absolue à date. De sorte que la matière noire (de même que l'énergie noire) me semble encore souvent relever d'un acte de foi: certains y croient, d'autres pas. Je n'aime pas les actes de foi, alors,... je doute, l'acceptant à défaut de voir les physiciens proposer mieux, mais sans conviction, tel Saint Thomas. Et constate que des physiciens aussi doutent: http://prl.aps.org/abstract/PRL/v101/i13/e131302.

Les nouvelles observations offrent aussi du grain à moudre aux opposants du Big-Bang, lequel n'est il y est vrai qu'une singularité mathématique, et les observations, incomplètes, offrent à interprétation, même si on ne peut nier qu'une certaine lecture abonde en son sens. Reste que les phases d'accélération-décélération (et l'intervention de l'énergie noire), mal expliquées restent dérangeantes à mes yeux. Des théories alternatives voient d'ailleurs le jour, par exemple sous la plume de Paul Steinhardt et Neil Turok, dans un article publié dans Science. Plus radical, Jayant V. Narlikar est partisan d'un univers stable, et dénonce les erreurs observationnelles, par exemple sur le redshift. A défaut de valider ses propos, les récentes observations lui donnent au moins du crédit.

La morale de l'histoire, si le terme peut s'employer, est que nous ne sommes qu'aux balbutiement de notre compréhension du monde, et que si la science a permis de forts progrès, il convient d'éviter toute position dogmatique, ce qui ne veut pas dire non plus accepter tout et n'importe quoi. Notre vision du monde va très certainement changer radicalement dans le siècle qui vient, et après. Dans quel sens, c'est vouloir spéculer dangereusement que de s'avancer. S'il convient de balayer d'un revers de la main les délires pseudo-scientifiques, l'intelligent design en tête, nous devons néanmoins éviter que notre enthousiasme pour telle ou telle théorie nous aveugle, et rester ouverts à la possibilité que notre compréhension est à même de radicalement changer.



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Linux ou GNU/Lunux? 

Le débat Linux - GNU/Linux existe depuis des années, mais je refuse catégoriquement de parler de GNU/Linux, pour plusieurs raisons:
1. c'est plus cours de dire Linux; d'ailleurs, sinon, pourquoi ne pas dire GNU/Linux/X (car X est le serveur graphique, indépendamment du window manager)?;
2. le noyau est le coeur du système, et si Linux suis les normes Unix, c'est un système propore, vaguement dérivé de Minix; Linux est vraiment le coeur du système;
3. la plupart des outils GNU ne sont que des clones de ce qui se fait dans le monde Unix, et parfois, pas terribles; pour avoir regardé plus en détail la fonction random de la librairie standard GNU, je peux affirmer que la page man ne correspond pas avec ce qui est écrit, et que l'approche est du bidouillage, ce qui fait qu'il n'est pas étonnant qu'elle ne passe pas les tests statistiques pour évaluer un générateur;
4. le terme logiciel libre vient de Stallman, mais pas l'idée; le premier logiciel sous licence libre est TeX, de Knuth, véritable dieu en informatique (Stallman est très très loin derrière);
5. le projet GNU n'a adopté Linux que parce que Hurd ne fonctionnait pas (et ne fonctionnera probablement jamais correctement); il y a eu de fortes réticences initiales à l'adoption de Linux, et du coup, je trouve un peu déplacé d'insister pour mettre le mot GNU quant on parle de Linux, alors que Torvalds a juste réussi là ou Stallman a échoué;
6. GNU est intrinsèquement lié à la GPL, dont le caractère viral est "mal", conduisant à des absurdités: deux codes libres ne peuvent être combinés car sous licences incompatibles (voir par exemple les problèmes de licences rencontrés par Apache, pourtant un pilier de l'open-source);
7. la liberté de choix l'emporte sur le côté ouvert du code; ma définition de liberté ne rejoint pas celle de Stallman, qui a un relent dictatorial.

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Burqa saga, ou la lithanie des accomodement (dé)raisonnables 

Il faut se voiler la face pour ne pas être au fait des débats qui éclosent en Occident face à la montée de l'Islam, débats mêlés de peurs, d'incompréhension, de sentiments anti-religieux. La laïcité et la montée de l'athéisme dans les peuples européens et d'Amérique du Nord n'a pas fait disparaître cette crainte de l'Islam, et même si nous sommes loin du temps des croisades, la défiance reste de mise. Faut-il pour autant bannir par constitution les minarets comme en Suisse, éléments architecturaux de toute manière régis par les règlements d'urbanismes? Quelques pierres montées en tour justifient-elles une lapidation de toute une religion? Car si le Christianisme baisse en occident, le soif de foi est loin d'être étanchée. Ne pouvons-nous dès lors reconnaître le droit à d'autres personnes d'avoir leurs propres croyances, peut importe que nous y adhérions ou non? Dans une réalité qui ne permet ni d'affirmer, ni d'infirmer la présence de "quelque chose" de transcensant (chacun lira des signes à sa manière), comment pourrions interdire les pratiques religieuses? Ne serait-ce pas agir ainsi de manière liberticide, en tentant d'imposer nos propres convictions, ou du moins, des idées que nous jugeons acceptables? Il semble que parfoit l'Islam soit devenir le symbole de toutes nos frustrations, au lieu de chercher en nous-mêmes les motifs de nos problèmes.

Certes, mais accepter l'Islam ne doit pas non plus nous conduire à accepter tout et n'importe quoi. Il ne s'agit pas de poser un nouveau code de conduite d'Hérouxville, mais de s'interroger si tout doit être accepté au nom de la tolérance. Si la liberté de penser (et donc de religion) semble s'imposer, il ne faut pas oublier qu'elle s'arrête là où commence celle des autres. Et dans une société laïque, le foi ne peut se poser en acte politique. C'est pourquoi le débat qui se déroule aujourd'hui en France sur la Burqa ne peut qu'interpeller. S'il est facile de tolérer le hijab, en est-il de même du niqab ou la burqa? Le hijab traduit clairement une convection religeuse, et est souvent porté volontairement. Quel préjudice une femme porte-t-elle à la société s'il s'agit de l'expression de son libre arbitre? Certains hijabs se couvrent de motifs et prennent des couleurs qui en font même un accessoire de mode sympathique. A l'inverse, le niquab, et surtout la burqua, isole la femme du monde, la soustrait à la société dont elle fait partie. Ce choix est rarement personnel, et de plus ne correspond pas à une expression religieuse (ces tenues servaient à l'origine pour se protéger des tempêtes de sable). «J'ai vécu 20 ans dans un pays musulman et je n'ai jamais vu, en Algérie, des musulmans s'habiller de cette façon. Ce vêtement n'est pas greffé dans l'Islam», affirme ainsi Djemila Benhabib.

Peut-on tolérer dès lors de telles tenues dans nos sociétés occidentales? J'avoue éprouver un certain malaise, et apporter une réponse négative à cette question. Tout se qui retire de la liberté à une personne contre le gré de sa volonté, et en dehors de raisons propres à maintenir l'ordre publique, est condamnable. Pour que les accomodements raisonnables ne deviennent pas déraisonnables, il faut rejeter tout mouvement extrême, d'une minorité dans la minorité, au risque sinon de confondre celle-ci dans son intégralité, ce qui aura pour conséquence une plus forte fracture sociale, et une intégration ratée.

Le Canada serait avisé de suivre la demande du Muslim Canadian Congress dans sa demande d'interdiction de la burqa. Les musulmans eux-mêmes ont compris qu'une vie harmonieuse dans la société multiculturelle canadienne signifie mettre un frein aux véléités d'une petite frange extrémiste, laquelle n'a pas sa place en ces terres. Je ne peux m'aligner sur la position d'Ignatieff quand il déclare qu'il fallait respecter les femmes dans leur choix de porter ou non la burqa. La burqa ne respecte pas la femme, et émane très rarement de son choix. Si nous souhaitons une société où les individus peuvent s'épanouir, il convient de s'opposer aux carcans que certains souhaitent imposer, même si le geste politique en découlant est fort et délicat. Mais ce n'est qu'à ce prix que nous pourrons vivre ensemble, forts de nos différences.
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